Elle s'appelle Melegatti cette entreprise. Vous ne connaissez certainement pas, mais tous les Italiens, eux, la connaissent et depuis plus d'un siècle.

Le pandoro est, avec le panettone, l'un des gâteau de Noël les plus populaires en Italie.
Le pandoro est, avec le panettone, l'un des gâteau de Noël les plus populaires en Italie. © Getty / DEA / STECIA

Depuis qu'un beau jour d'octobre 1894, le patriarche Melegatti a breveté la recette du Pandoro.

Là, je sens que les auditeurs commencent à comprendre l'importance de l'affaire. Le Pandoro est aux fêtes de fin d'année en Italie, ce que la bûche est à Noël en France. Cette énorme brioche est donc servie sur toutes les tables du réveillon.

Et celle fabriquée par l'entreprise de Vérone est l'originale ?

Exactement ! Elle est présentée dans son écrin de carton bleu pâle et distribuée dans toute l'Italie depuis donc plus d'un siècle. Je précise tout de même qu'il y a deux écoles en Italie, irréconciliable : les acheteurs de Pandoro et ceux qui préfèrent les Panettone.

Une version milanaise avec fruits confits. Quelle vulgarité ! Bref, l'entreprise était au bord de la faillite juste avant Noël. Elle a été sauvée in extremis par des entrepreneurs maltais mais surtout, par les Italiens eux-mêmes ! Et c'est presque un miracle de Noël !

Des Italiens mobilisés sur les réseaux sociaux par les ouvriers autour du #SaveMelegatti et du slogan : mangez une Melegatti et sauvez un emploi ! 1,5 million de Pandoro ont été écoulé depuis : on peut donc dire qu'ils se sont vendus comme des petits pains !

Mais l'entreprise n'est pas encore sauvée...

Il y a deux saisons en Italie pour les brioches Melegatti. Il y a aussi Pâques ou l'entreprise vend des brioches en forme de colombes : des « Colombas ». Or les supermarchés ont déjà passé leurs commandes mais sans Melegatti qui était en quasi faillite.

Or l'élan de solidarité tiendra-t-il jusqu'à Pâques ? D'autant que l'entreprise revient de loin : d'un scandale qui date de 2015 : cette année-là, le slogan de la marque était : « aimez votre prochain comme vous même, du moment qu'il est chaud et du sexe opposé ». C'était pile lors du débat italien sur le mariage gay et ce n'était pas malin !

On part pour les Etats-Unis, fêter la bonne année à Donald Trump !

Qui, encore ce matin, pour ne déroger à sa réputation de « provocateur en chef », a twitté : « moi aussi j'ai le bouton nucléaire, le mien est beaucoup plus gros et plus puissant que tous les autres », faisant allusion au dictateur joufflu de Corée du Nord.

Eh bien, des comme celles-là, en un an, il en a fait des centaines, soit par le biais d'un tweet, soit par communiqué, soit en donnant des interviews télévisées. Reste que derrière, des petites mains comptent les erreurs, les mensonges et les approximations.

Eh bien jusqu'au jour d'aujourd'hui, et à 17 jours de l'anniversaire de son arrivée au pouvoir, Donald Trump a commis 1 950 affirmations erronées, dont pas mal de mensonges éhontés : c'est-à-dire une moyenne de 5,6 par jour !

Lors de son interview de 30mn, réalisée par le New York Times, les journalistes ont dénombré 27 erreurs, dont certains avaient été déjà dites plusieurs fois. Parce que Donald Trump répète ses erreurs : 61 d'entre elles ont ainsi été plusieurs fois répétées.

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