Les arrestations au Vatican semblent fasciner toute la presse européenne ce matin

Et tout spécialement les presses espagnoles et italiennes . La presse italienne, parce qu'elle est la première concernée. La presse espagnole parce que le prêtre arrêté hier par la police vaticane est espagnol.

Monseigneur Lucio Vallejo, raconte El País , est le numéro 2 de l'économie vaticane, il a 54 ans et il est membre de l'Opus Dei.La raison de sa disgrâce, ajoute le quotidien, repose aussi sur cette affiliation : « parce qu'il n'y a rien de plus éloigné de la vision économique d'un membre de l'Opus Dei que celle d'un jésuite, comme le pape François ». En cause, les opérations en bourse et la spéculation immobilière réalisées par le prélat espagnol.

A la une de La Stampa , par contre, on remarque que c'est une sorte de couple parfait qui a été arrêté hier : l'Espagnol Vallejo, recruté par le pape précédent et qualifié par sa co mpagne d'arrestation, que La Stampa appelle déjà « la Chaouqui », « le meilleur économe de l'Eglise catholique ». Deux compères comploteurs et inséparables, selon le quotidien.

La presse italienne qui est d'ailleurs surtout fascinée par cette femme de 32 ans, belle, de mère italienne et de père français (c'est La Repubblica qui en fait le portrait) et même d'origine marocaine avec un nom de roman : Francesca Immacolata Chaouqui.

Elle qui est la seule femme intégrée par le pape François dans la commission des affaires économiques du Vatican, semble être au cœur de nouvelles fuites d'informations massives vers la presse italienne. Assez pour nourrir deux livres à paraître. La Repubblica qui en parle comme d'une Mata Ari catholique et apostolique. Fasciné.

Une histoire japonaise et un rien nostalgique ce matin

Car le compte à rebours a commencé : dans un an exactement, entre le 2 et le 7 novembre 2016, le marché aux poissons de Tsukiji aura fermé ses portes pour être déplacé loin en banlieue tokyote dans un nouvel espace plus grand, plus moderne.

J'ai l'impression que ça ne vous émeut pas ? Je reprends. Le marché de Tsukiji est une merveille unique au monde : on y échange 480 variétés différentes de poissons et de crustacés et 270 sortes de fruits et de légumes pour les accompagner.

Le thon rouge était menacé de disparition
Le thon rouge était menacé de disparition © maxppp

C'est là que se négocient depuis 1935, les fameux thons rouges qui peuvent atteindre aux enchères des centaines de milliers d'euros l'unité. C'est là que sont organisées tous les ans les enchères des plus belles pastèques du pays, dont certaines partent à plus de 2 000€.

Tsukiji, c'est le ventre de Tokyo, avec ses gargotes H24, ses petits bars à sushis pour salarymen en goguettes et ses rues tortueuses où l'Unesco a repéré parmi les dernières maisons de bois typiques du Tokyo d'avant-guerre. Tsukiji c'est l'âme de Tokyo.

Pourquoi fermer l'âme de Tokyo ? __ Il y a des raisons objectives : de la même façon qu'à Paris, on a déplacé les Halles du centre-ville à Rungis : le marché ne répondait plus aux normes strictes d'hygiène et de santé publique. Même si tous ceux qui se sont baladés à Tsukiji ont remarqué une chose étonnante :

Tsukiji, ce marché au poisson gigantesque, ne sentait rien. Le poisson y est tellement frais qu'il n'a jamais le temps de se décomposer, même quelques heures, et donc pas d'odeurs. Mais la vérité, c'est que c'est aussi une belle opération immobilière.

Des centaines de milliers de mètres carrés vont être ainsi libérés en plein cœur de Tokyo, en vue des JO 2020, bien sûr. Mais surtout pour laisser place à des tours, des immeubles infiniment plus rentables que les gargotes à sushis. Alors dépêchez-vous si vous voulez saisir l'âme de Tokyo, il vous reste un an, pas un jour de plus !

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