L'opération s'appelle « Warm Biz », qu'on pourrait traduire par « chaussettes et petites laines au boulot ».

Le lancement de l'opération 'Warm Biz" à Tokyo
Le lancement de l'opération 'Warm Biz" à Tokyo © Getty / Kyodo News

L'hiver approche et les entreprises s'apprêtent à chauffer les bureaux. La consigne est très simple : température de 20° pour tout le monde.

Et pour montrer l'exemple, les ministres sont arrivés au boulot avec des plaids et des cardigans sous la veste. En clair, si vous êtes frileux, vous n'avez qu'à vous réchauffer à l'ancienne : chaussettes et double couche de pulls. Mais les conseils ne s'arrêtent pas là.

Par exemple, à la maison, mangez en famille ou entre amis dans des nabe, ces marmites qu'on place au milieu de la table, sous un réchaud, et dans lesquelles tout le monde se sert. Une sorte de fondue à la japonaise, en quelque sorte.

Ça a plein d'avantage, les nabemono : la vapeur du bouillon permet de chauffer la tablée et la pièce et donc de baisser le thermostat. Car c'est ça le but de l'opération « petite laine pour tous » : économiser de l'électricité à grande échelle. Et ça marche très bien même. Les Japonais sont très disciplinés et surtout attentifs à leur environnement. Ça marche si bien même que cette opération d'hiver succède à une autre appelée « Cool Biz » mais évidemment, pour l'été cette fois.

Là c'est l'inverse : c'est « tous en short et en bras de chemise au boulot », les climatiseurs réglés sur 28° ! Mais soyons honnête : hormis l'effet d'annonce et les ministres en short ou en doudoune, l'effet n'a pas été si spectaculaire.

Et pourtant, le Japon a bien besoin d'économiser de l'électricité. Avant le drame de Fukushima, en 2011, il y avait 50 tranches nucléaires en service. Elles ont toutes été mises à l'arrêt et, depuis, seules deux ou trois, c'est selon sont reparties.

Or le nucléaire produisait un tiers de l'électricité du Japon. Il faut donc compenser avec des centrales au charbon ou au fioul qui produisent beaucoup de gaz à effet de serre. Donc, ce sera cool biz et warm biz, petite laine ou short, pour encore pas mal d'année.

  • Une revue de presse Japonaise

Avec les suites de la mort le 27 octobre du prince Mikasa en une du Manaichi Shimbun. Le prince avait 100 ans et était l'oncle de l'actuel empereur Akihito. On connait le prix de ses funérailles : 289 millions de Yens, où 2,5 millions d'euros. Entièrement payés par le contribuable, bien sûr.

A la une de la Stampa maintenant, en Italie, l'image impressionnante d'un flanc de montagne, près de Castellucio, cisaillée en deux par le tremblement de terre du 30 octobre dernier : une faille de presque 70cm de large sur toute sa longueur.

A la une d'El Comercio, au Pérou, l'arrivée dans le pays de la première compagnie aérienne low cost qui, Viva air, et qui proposera des vols moitié moins cher. Une révolution dans un pays deux fois grand comme la France où se déplacer à toujours été un défi.

Enfin, à la une du South China Morning Post, quotidien de Hong Kong une info qui m'a fasciné : en restaurant une sculpture de bois de l'époque Ming, du XXIIIème siècle, on y a découvert... un billet de banque, en papier bien sûr, daté de 1370 !

Le Morning Post rappelle que les premiers billets de banque chinois ont été émis au XXème siècle et étaient très largement utilisés jusqu'à la fin du XVIIème siècle. Pile le moment où l'argent papier est apparue pour la première fois en Europe !

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