Direction l'Argentine aujourd'hui, où le nouveau président a décidé de redécorer sa résidence officielle...

Il faut le comprendre aussi. En arrivant il y a quelque semaine à la Casa Rosada, la Maison Rose, qui est l'équivalent de l'Elysée à Buenos Aires, Mauricio Macri est tombé sur un bric-à-brac révolutionnaro-contemporain installé par l'ex présidente Kirchner.

Et notamment, partout des portraits d'Hugo Chávez, du mari de l'ancienne présidente, Nestor, de Che Guevara, d'Eva Perón, de Bolivar, du poète cubain José Martí, des révolutionnaires mexicains Zapata et Pancho Villa ou du chilien Salvador Allende. Le tout dispersé aux quatre coins du palais. Macri a donc décidé de tous les décrocher et de les transférer au sous-sol de la Casa Rosada ou ils risquent de prendre la poussière pour pas mal de temps. De la même façon il a changé l'illumination de l'édifice.Avant le départ de Mme Kirchner, elle était rose fuchsia. Désormais, elle sera d'un rose pâle plus consensuel. Pour le plus grand bonheur des voisins qui n'en pouvaient plus de baigner dans une ambiance visuelle digne d'une princesse de Walt Disney.

L'opposition a crié au scandale ! Scandale qui avait commencé lorsque Macri a laissé son chien grimper sur le fauteuil du bureau présidentiel et se faire prendre en photo sur fond de portraits de Chávez ou de Che Guevara. Une provocation insoutenable ! Mais ce qui est amusant, c'est qu'à plusieurs milliers de kilomètres de là, à Madrid, la municipalité de gauche, cette fois, fait elle aussi la chasse aux symboles, mais du franquisme cette fois . Partout dans la capitale espagnole, on déboulonne à tour de bras.

Les employés municipaux ont ainsi abattu un obélisque érigé en hommage aux combattants franquistes, plusieurs plaques commémorant des batailles franquistes, et veut débaptiser une trentaine de rues dédiées à des généraux ou des fascistes méritants. Et il est en reste encore pas mal de ces monuments, plaques et dédicaces franquistes. On en compte environ 200 environ répartis dans toutes les rues et places de Madrid. Evidemment, là aussi, ça proteste : la fondation Franco a décidé de porter plainte.

Une revue de presse consacrée à la Syrie

Alors que les pourparlers de paix de Genève, à peine commencés, ont été suspendus jusqu'au 25 février prochain. Pendant ce temps, pourrait-on dire, la crise humanitaire et le flot de réfugiés continuent.

C'est l'occasion pour le New York Times de publier un grand reportage sur les réfugiés en se focalisant sur quelques chiffres. Le mois dernier, 67 000 Syriens ont traversé la Méditerranée. Aucun signe de ralentissement de ce flux du désespoir. Pour bien mesurer l'ampleur du phénomène, ajoute le quotidien américain, il faut avoir en tête qu'en janvier 2015, 5 000 réfugiés avaient tenté l'aventure des îles grecques. Et à l'époque, ce chiffre – dépassé 13 fois donc – semblait énorme. Le quotidien ajoute : « depuis le début de l'année, 19 781 mineurs sont arrivés en Europe. Un peu moins d'un tiers donc. On compte aussi 368 victimes de cet exode sur un seul mois, dont 60 mineurs. Rien que samedi, 10 enfants se sont noyés au large .

Enfin pour symboliser cette exode, et c'est le quotidien d'Athènes I Kathimerini qui rapporte l'initiative, l'artiste chinois Ai Weiwei, a récupéré sur les îles grecques 14 000 gilets de sauvetage laissé par les réfugiés. Ils comptent les ramener en Allemagne pour une installation artistique qu'il promet spectaculaire.

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