Par Bertrand Gallicher

500 000 moutons vivent sur les Malouines
500 000 moutons vivent sur les Malouines © Getty / Peter Macdiarmid

D'une certaine façon nous restons en Europe puisque l'on va parler des Malouines, ces îles du bout du monde qui s'interrogent sur leur avenir après le Brexit décidé le 23 juin par les britanniques.

Alors vous me direz, les Falklands - comme on les appelle à Londres - ne font pas partie intégrante de l'Union européenne.

A première vue on pourrait donc penser que le Brexit ne les concerne pas. Sauf que la situation est en réalité plus compliquée pour des raisons économiques et diplomatiques.

Des sujets très discutés parmi les 2.500 habitants de l'archipel qui n'ont pas été appelés à voter lors du référendum. Ils ont juste pu soumettre leurs points de vue à la Commission des Affaires étrangères du Parlement britannique.

Et au lendemain du scrutin, David Cameron a promis que les territoires britanniques d'Outre Mer - dont font partie les Malouines - seraient consultés avant les négociations de sortie de l'Union Européenne.

Ces îles situées à plus de 12.000 kilomètres du Royaume-Uni ne vivent que grâce à leurs échanges avec l'Union européenne. Par exemple la ventes de licences de pêche à des navires européens, l'exportations de poissons et de calamars, surtout vers l'Espagne ou encore la production de laine de moutons (ils sont un demi-million aux Malouines) à destination de la Grande Bretagne.

Les conditions de sortie de l'Union Européenne les concernent donc au plus au point et ils ont bien l'intention d'y mettre leur grain de sel. Plusieurs politiciens britanniques, dont l'ancien secrétaire au Foreign Office, William Hague, avaient déjà mis en garde sur les conséquences économiques de ce Brexit pour un territoire comme les Falklands.

Mais ce qui fait peur aux habitants des Malouines, ce sont surtout les relations avec l'Argentine dont les côtes les plus proches se trouvent à moins de 500 kilomètres.

A première vue aucun rapport avec le Brexit. Mais en Argentine, certains se disent que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne isole les Britanniques sur la question des Malouines. A Londres comme à Buenos Aires, la guerre de 1982 déclenchée à l'époque par la dictature argentine, a laissé des traces profondes. Le conflit avait fait plus de 900 morts. Aujourd'hui encore, le sujet empoisonne les relations entre les deux pays.

Et si à Londres on assure que le Brexit ne change pas les relations constitutionnelles - y compris la souveraineté - entre le Royaume Uni et ses territoires d'Outre Mer, la presse argentine ne manque pas de remettre le sujet sur le tapis. Un dossier épineux pour la ministre argentine des Affaires étrangères.

Susana Malcorra est en effet une candidate sérieuse pour succéder au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon dont le mandat se termine à la fin de l'année. Prudemment la chef de la diplomatie argentine assure que si elle est élue à New-York, elle restera neutre dans le contentieux entre les deux pays.

Dans la presse internationale, le Financial Times s'inquiète à l'idée de voir l'imprévisible Donald Trump désigné comme candidat des Républicains

Le quotidien économique montre que parmi les donateurs depuis le début de la campagne/la plupart des employés des six principales banques américaines ont choisi d'aider Hilary Clinton ou son rival Bernie Sanders. 5.200 d'entre eux ont versé un total d'un million 100.000 dollars au camp démocrate.

Alors que seulement 26 salariés de ces grands établissements financiers ont cassé leur tirelire en faveur de Donald Trump pour une somme globale de 7.000 dollars... Un cadre senior d'une banque de Washington explique :

"Avec Trump, nous sommes dans un territoire inexploré. Je n'ai pas la moindre idée de ce que ferait Trump et je ne vois personne qui le conseille sur la politique bancaire ici à Washington ou à New-York ou en Floride".

Un plaidoyer pour les places du fond dans l'avion

Un sujet départ en vacances, dans le quotidien allemand Bild. Vous savez, celles dont personne ne veut.

Après enquête, Bild explique que ces sièges finalement valent mieux que leur réputation.

On peut débarquer plus rapidement quand il y a deux passerelles, amenées au pied de l'appareil. Il est souvent possible d'incliner à fond le dossier de son siège puisqu'il n'y a personne derrière.  Aucun grincheux ne vient troubler votre tranquillité. Lors des repas on est servi le premier, et enfin, du fond de l'avion, on a une vue sur l'ensemble de la cabine, donc on sait tout ce qui se passe à bord.

De quoi réfléchir avant de payer plus cher pour un fauteuil à l'avant.

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