Les billets d'un voyage Séoul - Pyongyang en train se sont arrachés en Corée du Sud. Pourtant, le "train de la paix" n'a jamais atteint sa destination. Ce qui n'empêche pas les Sud-Coréens de proposer à leur frères ennemis du nord un réseau tout neuf... pour 31 milliards d'euros !

C'était hier, le train Séoul – Pyongyang, entre les deux capitales sud et nord-coréenne, s'est ébranlé à 13h. 650 privilégiés se sont arrachés ces aller-retour pour la modique somme de 27 000 wons ou 21,5€ pour un voyage appelé « route la paix ».

Tout avait été prévu : un comptoir spécial aménagé dans la gare, une billeterie, même si la plupart des billets avaient été vendus à l'avance sur internet. Le train affrété a été décoré avec des banderoles appelant à la paix entre les frères ennemis coréens.

Il y avait à bord un vétéran de la guerre de Corée, Ji-Chang Ho, 86 ans, très fier de montrer aux caméras son billet sur lequel on pouvait lire : « ticket du train trans - Eurasie » : le rêve ferroviaire pour un Coréen : ralier Séoul à Berlin en train.

Un train qui n'est jamais arrivé à Pyongyang

Il est bien parti, mais... il n'est jamais arrivé à destination. Il s'est approché au plus près de la frontière et s'est arrêté à la gare de Dorasan. A partir de là, la capitale nord-coréenne n'est plus qu'à 200kms. Mais encore faudrait-il qu'il y ait une ligne.

Elle existait bien cette ligne, mais a été démantelée côté nord-coréen dès 1953. Le but de ce pseudo-voyage : montrer aux Nord-Coréens combien le sud tient à la réunification et tout le bénéfice qu'ils auraient à collaborer avec la richissime Corée du Sud.

En clair, c'est de la diplomatie ferrée. En Asie, la modernité est ferroviaire : entre la Chine et ses 20 000 kms de lignes TGV ; le Japon, pionnier de la grande vitesse ferroviaire ; où même la Corée du Sud et son métro ultramoderne.

Un réseau nord-coréen lui totalement dépassé...

Il faut 30 heures pour parcourir les 900 kms entre la frontière russe et Pyongyang. D'ailleurs, lors du sommet entre les deux Corées, le 27 avril dernier, Kim Yong Un a lui même qualifié « d'embarrassant » l'état des trains nord-coréens.

Message reçu 5 sur 5 par le président sud-coréen Moon. Lorsqu'ils se sont revus le 26 mai pour un sommet surprise, il a offert à son homologue un plan de modernisation ferroviaire de 31 milliards d'euros, évidemment payé par les Sud-Coréens.

On part en Grèce maintenant pour un respirer l'antiquité...

Pour une exposition temporaire du musée archéologique d'Athènes, les conservateurs ont eu l'idée de s'associer avec un parfumeur grec pour recréer un parfum qu'aurait pu porter Pericles ou Socrate.

Les femmes grecques aussi, bien entendu, mais c'est une façon de dire que tout le monde se parfumait en Grèce. Les athlètes aussi qui se couvraient l'huile parfumée. Parce qu'à l'époque, il y a 2 300 ans, c'est l'huile et non l'alcool qui fixait les parfums.

Deux années de collaboration pour reconstituer cette huile à la rose appelée Rodo. Il a fallu relire des tablettes, remonter des grimoires, faire bouiller l'huile d'olive avec de l'huile de rose, du vin et une noix spéciale cultivée sur l'île égéenne d'Amorgos.

Mais aujourd'hui, si vous passez par Athènes, vous pouvez donc à nouveau, et pour la 1ère fois depuis plus de 2 000 ans, respirer l'antiquité grecque.

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