L'histoire du jour nous emmène aux Pays-Bas pour un anniversaire un peu spécial : celui du 1er mariage gay de l'histoire...

C'était il y a 15 ans, presque jour pour jour. Le 1er avril 2001, à Amsterdam, se mariaient devant des centaines de caméras venues du monde entier les quatre premiers couples gays de l'histoire tout court ! Trois couples d'hommes et Anne-Marie Thus et Hélène Faasen.

Alors bien sûr, il y avait eu avant des PACS signés à la pelle en France ou dans les pays scandinaves, mais les Pays-Bas étaient bel et bien le premier pays au monde où le mariage entre deux personnes du même sexe était possible.

Le texte avait été voté quelques mois auparavant et était légalement entré en vigueur le 31 mars 2001. Le lendemain donc, huit homosexuels et lesbiennes se disaient oui devant le maire d'Amsterdam, Job Cohen, et la statue de Spinoza.

Spinoza a son importance dans cette histoire puisque tous les mariés ont posé devant cette statue qui se trouve devant la mairie d'Amsterdam et surtout devant la devise qu'elle comporte : « le but de tout Etat est la liberté ».

divisions au sein de l'ump sur la question du mariage homosexuel
divisions au sein de l'ump sur la question du mariage homosexuel © reuters

Aujourd'hui Anne Marie et Hélènesont toujours mariées. Elles s'aiment toujours autant et surtout, le mariage a eu une conséquence très simple : Hélène a pu adopter les enfants d'Anne-Marie qui sont devenus légalement les siens : la famille était au complet !

Jusqu'à cette date, 20 000 enfants vivaient sans reconnaissance légale avec leurs mères lesbiennes. A partir de là plus de discrimination pour ces enfants désormais comme les autres. Depuis cette date aussi, 16 000 couples gays se sont mariés aux Pays Bas.

Et surtout, le mouvement était lancé et n'allait plus s'arrêter. En 2003, la Belgique devenait le deuxième pays au monde à adopter le mariage gay.Et le premier pays catholique aussi. Puis en 2005, l'Espagne pour l'Europe et le Canada pour l'Amérique. Un mouvement dont le compteur s'est aujourd'hui arrêté à 19 pays.

Les petits derniers sont la France et les Etats-Unis. Mais même l'Italie du pape François a commencé cette révolution douce sur laquelle ont ne reviendra pas en adoptant un PACS, il y a quelques mois à peine.

Avec une constante : à chaque fois, le débat a été difficile et à chaque fois, le mariage gay qui n'enlève rien à personne mais instaure tout bêtement l'égalité des droits fini par être approuvé par l'immense majorité des populations : 87% d'approbations au Pays-Bas.

La revue de presse est consacrée aux réactions à l'affaire des Panama Leaks...

Et elles sont vraiment mondiales ces réactions, tant cette fuite de données concernant une des toutes premières entreprises de dissimilation fiscale au monde est importante et spectaculaire.

Le Guardian de Londres reste pourtant prudent : « les poursuites criminelles, en tout cas au Royaume-Uni, ne sont guère plus que des plaisanteries. Il n'y a eu qu'une seule enquête pour un millier de noms sur la fameuse liste HSBC de comptes en Suisse ».

Même prudence du quotidien El País : « en Espagne, 720 noms apparaissent dans ces documents. Dont celui de la sœur du l'ancien roi d'Espagne, l'infante Pilar. Encore faut-il conduire des enquêtes pénales et préciser les sommes détournées. Une gageure. »

Le quotidien qui ajoute tout de même une information assez choquante : le mot Vénézuela apparaît dans la masse des documents 241 000 fois dont l'essentiel ces dernières années, c'est-à-dire sous le régime socialiste et révolutionnaire de Chavez !

Même l'Algérie a son évadé fiscal de luxe : Abdelslam Bouchouareb, ministre algérien de l'industrie et des mines, qui possède dans ce petit pays d'Amérique centrale et paradis fiscal, une société offshore, la Royal Arrival Corp , gérée par une autre au Luxembourg.

Mais comme souvent, la défense du ministre est toute trouvée : l'ouverture du compte bancaire genevois de cette entreprise n'aurait jamais été finalisée et l'entreprise elle-même a suspendu ces activités. Circulez, il n'y a rien à voir !

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.