Depuis dix ans, la maison Cadbury est associée à une fondation, le National Trust, pour dissimuler à Pâques des millions d'oeufs et de lapins en chocolat dans des parcs et jardins.

La tradition des œufs de pâques menacée
La tradition des œufs de pâques menacée © Getty / Jutta Klee

Que s'est-il passé pour que cette si jolie tradition se transforme ces derniers jours en pugilat ? Il a suffi que, cette année, Cadbury décide d'appeler cet événement « La Grande chasse à l'oeuf » tout court et non plus « la grande chasse à l'oeuf de Pâques ».

L'archevêque anglican de York est aussitôt monté au créneau : « cela revient », a-t-il tonné, « à cracher sur la tombe de John Cadbury, son si religieux fondateur ». Et comme si cela ne suffisait pas, Theresa May est elle aussi entrée dans la polémique. Depuis l'Arabie Saoudite, où elle est en voyage d'affaires, la première ministre Britannique a déclaré, furieuse : « je suis fille de vicaire mais aussi membre du National Trust, et je trouve cette décision [de supprimer Pâques] ridicule ! ».

Les accusés ont essayé de se défendre, mais mal ! On croirait le débat d'hier : à gauche, Jeremy Corbyn, a persiflé que plaire à tout le monde - en effaçant le côté chrétien de cette chasse à l'oeuf pour n'exclure personne - est un vulgaire calcul commercial qui a mal tourné.

Côté souverainiste, on rappelle que Cadbury a été racheté il y a quelques années par les Américains... Jamais une telle erreur ne se serait produite si l'entreprise était restée Britannique et non globalisée, mondialisée comme aujourd'hui.

Devant un tel déluge, le National Trust a rajouté le mot « Pâques » partout et Cadbury renvoie sur son site où le mot « Pâques » est omniprésent. Mais on voit bien que la polémique dépasse totalement cette simple affaire. En fond, il y a d'un côté, l'identité chrétienne de la Grande-Bretagne – ou des Etats-Unis, Trump parlait il y a quelques mois de « guerre à la Pâques chrétienne » - et de l'autre une laïcité a-religieuse et inclusive. Et au milieu un lapin et des œufs en chocolat !

Une revue de presse au Liban, avec les premiers témoignages sur une attaque au gaz meurtrière

C'est évidemment le quotidien Francophone Libanais L'Orient – Le Jour qui les a recueillis et ils sont terrifiants : « J'ai été témoin de toutes sortes de bombardements depuis le début de la guerre, mais ce qui s'est passé (hier), c'est autre chose », témoigne Amer.

Amer est un habitant de Khan Cheikhoun, dans le Nord de la Syrie, et il a été contacté par le quotidien et autre chose, c'est « un bombardement à l'arme chimique imputé à Damas par l'opposition et les puissances occidentales. »

On parle d'une centaine de victimes. « La nature du gaz chimique utilisé n'a pas été pour l'heure déterminée, mais plusieurs sources médicales s'accordent pour dire qu'il s'agirait de gaz sarin. », un neurotoxique particulièrement vicieux et dangereux. L'Orient – Le Jour rappelle que des dizaines d'attaques chimiques ont été constatées, notamment lors du siège d'Alep-Est fin 2016, lorsque des barils de chlore avaient été largués sur les quartiers sous contrôle rebelle ».

Des accusations réfutées par le régime de Damas et qui pourtant semblent faire peu de doute au yeux des observateurs. Et amer d'ajouter : « Le régime est continuellement renforcé par le silence de la communauté internationale ».

Revue de presse aux Pays-Bas

Une info trouvé dans les pages du Telegraph de Londres : tout à coup, devant les journalistes médusés, deux leaders politiques Néerlandais de premier plan qui discutent en ce moment pour former un gouvernement de coalition à La Haye, sont arrivés main dans la main. Est-ce un coming out en direct, devant les caméras ? Pas du tout : juste un signe de solidarité avec un couple gay Néerlandais qui, ce weekend, a subi une agression brutale dans les rues d'Arnhen, une petite ville du pays.

Il se promenait la nuit tranquillement avec son petit ami et, comme il faisait beau et qu'il n'y avait personne, ils se sont pris la main jusqu'à ce qu'un groupe de 6 à 8 jeunes les repèrent et les agressent brutalement.

Leur histoire à évidemment ému tout le pays et les réseaux sociaux ont commencé à se peupler de photos d'hommes se tenant par la main en solidarité avec Jasper et Ronnie : l'ambassadeur Néerlandais à Londres, des pompiers, des policiers et donc des politiques.

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