Le détenu relâché est Yéménite.

On l'avait presque oublié ce camp de détention américain, certes, mais pas sur le territoire américain, histoire de ne pas s'encombrer de cette satanée loi étasunienne trop protectrice et à ces fouines d'avocats qui embrouillent tout.

On l'avait presque oublié donc, et je suis là pour vous en donner des nouvelles. D'abord, il est toujours ouvert et opérationnel, le camp de Guantanamo. Malgré sa promesse, Barack Obama a été incapable de le faire fermer en huit années de présidence.

Mais tout de même, il y du mieux : début 2009, il y avait 290 détenus. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 59. Le dernier, figurez-vous a été transféré ce weekend, c'est d'ailleurs pour cela que je vous en parle ce matin. Transféré au Cap Vert.

C'est d'ailleurs un des problèmes les plus sérieux rencontrés par Obama : qui accepterait aujourd'hui d'accueillir un ancien de Guantanamo ? Même si beaucoup d'entre eux n'ont souvent été que de vagues militants et ne représentent plus aucun danger.

On ne va pas demander à la France, après les attentats de 2015. En fait partout, les migrants, les réfugiés, les référendums, le populisme et partout la même réponse : non merci, demandez à mes voisins. Il y a bien l'Arabie saoudite qui, elle, est volontaire.

Ce n'est pas stupide, d'autant que les Saoudiens ont un vrai programme de dé radicalisation.

C'est vrai : les Saoudiens ont beaucoup communiqué sur ce centre modèle « piscine, imams et confessionnal ». Sauf que des fuites font douter des vraies intentions des Saoudiens qui auraient transformé ce lieu en centre de recrutement pour djihadistes.

Il reste donc quelques pays comme la Malaisie, mais ils sont durs en affaires, et... des îles et des archipels paumés qui disent « oui » parce qu'on ne dit pas non aux Etats-Unis.

Enfin, surtout, il reste deux petits mois avant l'investiture de Donald Trump. Deux mois qu'Obama veut absolument mettre à profit – il l'a dit – pour libérer le plus possible de détenus à Guantanamo.

En fait, le détenu relâché est Yéménite. Or le Yémen est un pays en guerre : l'y renvoyer serait tout de même très cruel, va donc pour le Cap Vert.

  • Une revue de presse Italienne, au lendemain du référendum perdu de Matteo Renzi, le Premier Ministre Italien.

Quelle claque ! A presque 60% de « non », c'est plus qu'une défaite : c'est une humiliation qu'on retrouve en « une » du Corriere della Sera qui reprend la phrase de Matteo Renzi à l'adresse des Italiens : « je ne pensais pas que vous me haïssiez tant ».

Pour le directeur éditorial du même quotidien, Luciano Fontana : « le résultat est net et ne porte pas uniquement sur la réforme institutionnelle, mais bien sur Matteo Renzi qui avait lui-même transformé cette consultation en un jugement sur l'état du pays ».

La Repubblica, de centre gauche, ne dit pas autre chose : « Un antirenzisme transversal a cimenté le non : de la droite aux Grillistes du Mouvement 5 Etoiles, des syndicats aux enseignants et même une portion du Parti démocrate, le propre parti de Renzi ».

Et on ne peux même pas accuser les Italiens de ne pas s'être intéressé au vote, ajoute La Repubblica : « la participation a été proprement extraordinaire et le message si net qu'il a eu la conséquence immédiate de voire démissionner Renzi ».

Et maintenant, s'interroge La Stampa : « le bâton passe au président Mattarella qui devra tenir compte d'un fait : les vainqueurs de ce référendum s'appellent Beppe Grillo et son Mouvement 5 étoiles. Et eux veulent des élections tout de suite ».

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