On est à trois ans des JO et, à compter du 11 décembre, une cinquantaine de membres du Comité international olympique débarquent à Tokyo pour une « conférence de coordination ». C'est l'occasion de montrer combien le Japon est prêt.

Alors le 12 décembre, on a organisé banquet officiel avec ces huiles et tout ce que le Japon compte de ministres, députés, sportifs et journalistes du monde entier. Aussi a-t-on décidé de soigner les invités en leur montrant le meilleur de la gastronomie nippone.

Il fallait un thème et les hôtes japonais ont choisi : « splendeur et merveilles de la gastronomie de Fukushima ». Autrement dit, ils serviront aux membres du CIO des spécialités venues de trois préfectures sinistrées par l'accident nucléaire de mars 2011. Ce n'est pas parce que les préfectures de Fukishima, Miyagi et Iwate ont connues la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl et qu'elles sont encore aujourd'hui en partie interdites au public qu'on n'y trouve pas d'excellents produits ! 

Par exemple, les membres du CIO pourront déguster le fameux « Hakkiton », ou « porc de platine »  de la région d'Iwate ! Ce n'est pas parce qu'il est radioactif qu'il brille ce porc. Et il sera accompagné de deux riz différents amoureusement cultivés sur place : le fameux « konjiki no haze » ou « vent doré » et le non moins fameux « ginga no shizuku », autrement dit « goutte de voie lacté ». De la région de Miyagi on est pas en reste avec de la langue de bœuf et du maquereau Kinka pêché non loin des côtes.

Fukushima aussi envoie des plats : des pommes, fameuses et surtout énormes, et du poulet « Kawamata Shamo », ce qui ne signifie pas que le poulet de Fukushima est aussi gros qu'un chameau ! L'idée est de redonner leur chance à des productions locales sinistrées.

Aux Etats-Unis, un sénateur a presque semé la panique au sein des forces armées américaines

Il s'appelle Lindsey Graham et il est membre de la commission sénatoriales des Forces armées. Une commission très puissante du Congrès à qui l'armée ne cache rien et qui donc est tenue au secret militaire.

A "Face the Nation", sur CBS, une des émissions les plus écoutées sur une des toutes premières chaînes de télé étasunienne, rien de moins, il a expliqué qu'il était peut être temps de rapatrier les femmes et enfants des soldats américains déployés en Corée du Sud.

Imaginez l'effet produit : il y a 28 000 soldats américains déployés en permanence en Corée. Plus encore en ce moment à cause de manœuvres militaires impressionnantes qui ont lieu depuis plusieurs semaines. D'autant que Lindsay Graham a parlé franco :

Il est dingue d'envoyer des femmes et des enfants compte tenu des provocations de la Corée du Nord. La Corée du Sud, c'est bon pour des visites guidées.

Sous entendu pas pour s'installer ! Séoul n'a pas apprécié, mais alors pas du tout !

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