Ce matin, c'est l'avenir des oliviers centenaires espagnols qui est en danger.C'est justement parce qu'ils sont souvent plusieurs fois centenaires qu'ils font l'objet d'une véritable spéculation digne des tableaux de maître ou de la porcelaine de Chine.

Il est devenu de bon ton en Allemagne, en Grande-Bretagne mais aussi aux Etats-Unis d'importer en pot ces arbres pour les exhiber dans son jardin d'hiver, ou même en pleine terre lorsque le climat s'y prête. Compter entre 1 500 et 40 000€ pour les plus âgés.

La demande ne cesse de croître et c'est l'Espagne qui est devenu l'El Dorado de ce marché. Parce que la France et l'Italie ont adopté des lois qui régulent ce marché alors qu'en Espagne, un olivier millénaire n'est pas plus protégé qu'une voiture. A priori il n'y a rien de scandaleux à acheter et exporter un arbre. Sauf lorsque des dizaines d'entreprises plus ou moins soigneuses et bien équipées se battent sur ce marché très lucratif. Or l'on sait que beaucoup de ces oliviers meurent lors de l'arrachage et du transport.

Enfin, même s'ils survivent, ces arbres dont certains ont vu la chute de l'empire romain n'ont plus, au mieux, qu'une cinquantaine d'année d'espérance de vie devant eux. C'est Jules César qu'on assassine.

Mais les Espagnols ont commencé à réagir : une association a lancé une pétition qui a déjà recueilli des milliers de signatures pour protéger ces oliviers historiques. La région de Valence a même adopté une loi interdisant de toucher les oliviers de plus de 350 ans.

Une réaction d'autant plus vive et émotionnelle que l'arrachage, la vente et la spéculation étrangère sur les oliviers centenaires sont devenus une métaphore des malheurs économiques actuels de l'Espagne :

Ça leur rappelle que jusqu'aux années 60, on pouvait acheter en bloc des cloitres et des églises romanes, les démonter pierre par pierre pour les remonter quelque part en Californie ou dans le Texas. Plus jamais ça, ni avec les églises, ni avec les oliviers !

Une revue de presse consacrée à Zinedine Zidane, devenu hier soir l'entraineur du Real Madrid.

Si l'on m'avait dit qu'un jour, je devrai parcourir les quotidiens sportifs européens, je n'y aurais pas cru!C'est fascinant comme le simple nom de Zinedine Zidane suffit à passionner l'Europe au complet.

A commencer par le quotidien préféré des socios du FC Barcelone, le Mundo Deportivo , qui, beau joueur, rappelle que les supporters du Real adorent l'ancien capitaine des bleus. « Il devra cependant conquérir un vestiaire qui n'a jamais accepté son prédécesseur ». Le quotidien rappelle tout de même qu'il a déjà un contentieux avec la star du Real, Cristiano Ronaldo : en appuyant la candidature de Ribery pour le ballon d'or 2014, Zidane a fâché la star portugaise qui s'en est plaint auprès des dirigeants du Real.

Marca , le quotidien merengue par excellence, approuve et juge même que l'annonce vient un peu tard après l'échec du précédent entraineur. As , l'autre quotidien, madridiste, a même ce commentaire :

« Florentino Perez, dirigeant du Real, avait du gaz dans les tripes, en nommant Zinedine Zidane, il l'a expulsé ». Je vous assure que c'est écrit comme ça ! Et le journaliste, qui s'appelle Alfredo Relaño poursuit :

« La gène intestinale de Florentino s'appelle évidemment Benítez et il l'a expulsé brusquement en plein Madrid, ce jour-là traversé par des vents violents et glacés, qui ont rapidement éloigné son souvenir malodorant...»

Poète un jour. poète toujours...

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