Ce matin, direction la Chine qui a décidé d'en finir avec le monopole d'Etat sur le sel...

A compter du 1er janvier dernier, les producteurs de sel chinois, ils sont une centaine, vont en effet pouvoir non seulement vendre le sel à qui veut bien le leur acheter, mais ils vont même pouvoir le proposer à d'autres provinces du pays, voire fixer les prix.

C'est une révolution pour la Chine ! Même si cette libéralisation est très contrôlée : le prix sera surveillé par l'Etat qui, de toutes façons, aura constitué des réserves stratégiques pour éviter la spéculation.

A la moindre hausse trop importante : les stocks seront déversés sur le marché pour faire baisser les prix. Un peu comme pour le porc. L'Etat chinois conserve en effet des milliers de tonnes de porc, histoire de réguler le prix.

Le porc, on comprend, c'est la viande du quotidien... Mais le sel... pourquoi ces précautions pour une denrée aussi commune ?

D'abord, le sel est un produit indispensable à la cuisine chinoise. Mais pas plus qu'en France, me direz-vous. Sauf qu'en Chine le monopole d'Etat sur le sel, sur sa production, sa distribution et sa vente, dure au moins depuis... 2 600 ans !

C'est le plus ancien monopole d'Etat au monde. Il a été imposé avant même le 7ème siècle avant JC. A peu-près à l'époque où Homère écrivait l'Iliade et l'Odysée. Certains pensent même qu'il existe, ce monopole, depuis 4 600 ans.

Là, on est carrément contemporain de la construction de la pyramide de Khéops ! C'est simple, c'est grâce à ce monopole millénaire du sel que les empereurs de Chine ont en partie financé la construction de la Grande Muraille de Chine.

Mais ça rapportait tant que cela, le commerce du sel ?

Entre 80% et 90% des revenus de l'Etat pendant l'antiquité ! Alors bien sûr, le sel ça eu payé, mais ça paie plus : 3 milliards d'euros par an. Mais abandonner ce monopole, c'est une rupture symbolique avec la Chine millénaire et son Etat tout puissant.

Cela dit, il y a un précédent : l'Etat chinois a déjà mis fin à ce fameux monopole. Mais quelques années seulement. C'était en - 44 avt JC, l'année où à Rome on assassinait Jules César.

La revue de presse commence par la Russie...

Avec un reportage assez inquiétant dans les pages du quotidien en libre The Siberian Times : une étude académique qui montre que des milliers d'immeubles pourraient risquer l'effondrement en Russie. Et ce à cause du réchauffement climatique.

Ils ont en fait été édifié sur le permafrost. La terre extrêmement dure et constamment gelée du grand nord sibérien. Or le permafrost fond comme la banquise et fragilise tout le bâti ! D'où le danger.

Dans A Folha de Sao Paulo, le grand quotidien brésilien, un article qui pourrait signifier une vraie avancée dans la lutte contre la malaria : un vaccin efficace mis au point par une équipe américaine et testé grandeur nature : 500 000 morts en 2015, le paludisme.

Enfin, vous avez repéré un reportage à la Une du Washington Post...

On connait tous la rivalité technologique entre la Chine et le Japon, notamment dans le domaine ferroviaire : qui fera circuler le train le plus rapide au monde.

Mais je ne savais pas qu'une compétition équivalente se déroulait dans le secteur des ascenseurs : Pour le moment, l'avantage est toujours japonais avec un ascenseur qui mange les étages à la vitesse de 20,5M/seconde. C'est à Tokyo dans la Tour Shanghai.

Mais comme 40% des ascenseurs du monde sont installés en Chine, Pékin veut écraser la concurrence. 5 des 10 ascenseurs les plus rapides du monde se trouvent d'ores et déjà en Chine. Et le reste du monde n'est que spectateur de cette course de vitesse verticale.

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