C'est même carrément le prince héritier de Dubaï, le prince poète, amateur de selfie et de salle de musculation, le Sheikh Hamdane ben Mohammed Al Maktoum qui a donné de sa royale personne pour lancer cette initiative unique.

A Dubaï, quand ils ne sèchent pas le travail, les fonctionnaires participent à des jeux pour les motiver
A Dubaï, quand ils ne sèchent pas le travail, les fonctionnaires participent à des jeux pour les motiver © Getty / Enyo Manzano Photography

L'idée du prince, c'est une sorte de Koh-Lanta des fonctionnaires. Les 26, 27 et 28 avril prochain, sur une des plages de Dubaï des équipes mixtes de fonctionnaires s'affronteront.

Il faut voir la vidéo qui accompagne la musique ! Ça tire des poids, ça court, ça transpire, le tout dans des petits justaucorps corps moulants comme le Sheikh les aime. (Pour les femmes, ce sera beaucoup plus sage.)

Mais c'est une vraie compétition. Triés sur le volet et groupés par équipe de sept, comme à la télé, les fonctionnaires de son altesse devront montrer qu'ils savent résoudre des énigmes, qu'ils sont en bonne forme physique et qu'ils font preuve d'esprit de corps.

Et les gagnants ne repartiront pas les mains vides : 2 millions de dirhams émiratis seront distribués, c'est à dire tout de même la coquette somme de 440 000 euros ! Jolie prime d'effort pour nos fonctionnaires pour trois jours à la plage.

On voit bien que l'idée est venue d'en haut, d'un prince fantasque dont, grosso modo, l'essentiel de la culture est télévisuelle et pas forcément la meilleure des télés ! Le Koh-Lanta du service public, il fallait oser.

Mais il y a une vraie raison : aux Emirats arabes unis, 90% de la population est étrangère. En clair, les Émiratis, donc les Dubaïotes, encaissent pendant que les autres travaillent. Le seul « travail » qu'ils acceptent d'exercer, c'est justement fonctionnaire.

A la seule condition qu'il n'y ait pas grand chose à faire et que le salaire à la fin du mois soit conséquent et toujours augmenté. Pour le reste : maison, école, santé, tout est gratuit. Ça ne donne pas des fonctionnaires très zélés pour tout dire : d'où ses efforts.

En Turquie, des profs ont gagné leur procès...

Quatre profs d'anglais d'une une académie militaire qui avaient été exclus en 2011 pour avoir diffusé en classe des épisodes de Game of Thrones. Dénoncés, destitués, ils ont été trainés en justice pour « diffusion d'images obscènes » et « insulte à la turquité ».

Ils ont tous été acquittés hier après sept années de procès. On pourrait s'en réjouir sauf qu'en ce moment, tout est vicié dans la justice turque : s'ils ont été innocentés c'est parce qu'ils avaient été d'abord condamnés, selon la presse pro-gouvernementale, par des juges appartenant à « la secte guleniste ». C'est-à-dire les ennemis jurés du président Erdogan, responsable selon lui du coup d'Etat de 2016. Autrement dit, pour quelques uns qui sortent de prison, des centaines de milliers de fonctionnaires, policiers, juges et professeurs et militaires turcs, eux, sont purgés, destitués, emprisonnés, humiliés.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.