Les intempéries dans les Alpes-Maritimes font évidemment la une en France. Comment la presse européenne répercute-t-elle cette catastrophe française ?

Partout, l'info a été reprise. En Grande-Bretagne, parce que ces crues mortelles touchent une région très aimée par les Britanniques : la Provence en général, et la Riviera – la Côte d'Azur - en particulier.

Les Portugais aussi, comme le Correio da Manha, et pour une bonne raison : une Portugaise est au nombre des victimes. Une femme de 47 ans, originaire de Gondar et résidente niçoise.

Mais ce sont les Italiens qui ont réagi le plus vite. Surtout parce que 5 « treni biancchi » ont été coincés de longues heures côté français. C'est La Repubblica qui raconte en une leur périple dans une région dévastée.

Les « treni biancchi », ou trains blancs, sont des trains affrétés pour les pèlerins italiens qui se rendent à Lourdes. Ils étaient 2 500 Italiens dans ces trains. Tous sains et saufs.

La défaite de l'équipe anglaise de rugby, samedi, a alimenté la presse britannique hier et encore aujourd'hui

La Une du Wales of Sunday
La Une du Wales of Sunday ©

Le Sunday Mirror parle de honte, le Sun on Sunday parle de fin du monde. Le Sunday Telegraph remue le couteau dans la plaie et expliquant que les Anglais ont été humiliés sur leur propre sol et ajoute : « D'abord le cricket, ensuite le foot, maintenant le rugby : les équipes d'Angleterre sont condamnées à ne pas aller au-delà des phases de qualification. Twinckenham est devenu un stade où toutes les nations viennent gagner, sauf l'Angleterre ».

Mais la une la plus amusante est celle du « Wales on Sunday », le quotidien gallois. Tout le Pays de Galles voulait la victoire australienne. En une ça donne un joueur australien victorieux avec ce titre : « You Beauties », c'est-à-dire : « Vous, beauté fatale ».

La colère gronde en Inde à cause du prix du kilo d'oignons

Au point que les quotidiens indiens multiplient les annonces et les appels au calme. Ce week-end, on apprenait qu'un cargo rempli d'oignons était arrivé à Bombay. Vendredi dernier, en Une du Times of India, on pouvait lire : l'Inde a importé 18 000 tonnes d'oignons d'Egypte depuis août et devrait en faire venir autant d'ici décembre.

La récolte est mauvaise cette année, d'où la hausse des prix et les mesures d'urgence. Mais tout doit être fait et sera fait pour éviter la pénurie.

Mesure d'exception, importations d'urgence : pourquoi tant d'inquiétude ?__ Mais parce que l'oignon, pour les Indiens, c'est un peu comme le pain pour nous : c'est la mesure de toutes choses. Les Indiens ne connaissent pas le taux d'inflation, ils connaissent le prix du kilo d'oignons. Entre 65-70 roupies/kg (90cents).

En 2013, on s'est battu au Parlement indien à cause d'une hausse du prix de l'oignon. En 2010, devant les manifestations, le gouvernement indien avait interdit les exportations et en avait en urgence importé depuis le Pakistan, qui est pourtant l'ennemi juré.

L'oignon entre dans la composition de presque toutes les recettes indiennes, à commencer par le curry. On estime, par exemple, qu'une famille de 4 en Inde consomme en moyenne 1kg d'oignons par jour !

La leçon a donc été apprise et les oignons sont désormais importés. Ce n'est pas si simple. D'abord, les oignons importés d'Egypte, sont de gros oignons rouges vulgaires, trop gros et trop épicés au goût des ménagères indiennes. Il pourrit trop vite, aussi. Bref, il ne fait pas l'affaire. L’oignon indien n’a pas dit son dernier prix !

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