Le 6 décembre 2017, Donald Trump annonçait la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis.

Il y a un an, jour pour jour, le président américain annonçait la reconnaissance par les Etats Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël. 

Un véritable séisme. Le monde entier pétrifié par les conséquences de cette annonce, les territoires palestiniens en ébullition…  

Une annonce à l’improviste, mais moins surprenante qu'il n'y parait puisqu'il s'agissait d'une promesse de campagne.  Un engagement que Donald Trump avait pris pour séduire notamment l’électoral évangéliste, extrêmement important aux Etats Unis. Des évangélistes pour lesquels le retour des juifs sur le Mont du temple est un signe de la venue prochaine du Messie.   

La population israélienne avait massivement acclamé ce geste de Donald Trump qui marquait ainsi son soutien au premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avec qui il entretient depuis son élection des rapports très forts.

La rupture avec le rôle traditionnel des Etats-Unis

Une façon encore pour Donald Trump de se démarquer de l’héritage de ses prédécesseurs.  Obama, Clinton, Bush... Les présidents américains ont tous endossé le rôle de médiateurs du processus de paix, sans jamais parvenir à un accord.  Donald Trump, lui, ambitionne d'être celui qui parviendra à imposer un plan de paix

Pour cela il lui faut d’abord casser les préalables selon lui impossibles à surmonter, le droit au retour des palestiniens, et donc le statut de Jérusalem.  

En 1995, le congres américain avait voté la reconnaissance de Jérusalem comme capitale mais cette loi n’avait jamais été appliquée par les précédents présidents américains qui reportaient tous son application automatiquement tous les six mois, pour ne pas avoir, justement, à sortir de leur rôle d’arbitre.  Avec Donald Trump, c'est donc la rupture, avec le transfert de l’ambassade en grandes pompes en mai dernier.

Donald Trump espérait être massivement suivi…  Plein de petits pays ont dit qu'ils allaient faire de même, la Micronésie ou le Honduras, dont le premier partenaire commercial est l'Amérique et qui avait pas forcément envie de se la mettre à dos...  

Finalement seul le Guatemala, dont le président Jimmy Morales est évangéliste, est passé à l’acte... Le Paraguay, qui avait fait pareil a finalement fait marche arrière en changeant de président.  Il y a quelques semaines, le premier ministre australien Scott Morrison avait lui aussi envisagé cette possibilité. En fait, une stratégie à visée interne pour séduire une partie de son électorat avant une législative compliquée.  Là, il vient lui aussi de rétro pédaler…  

Les pays de l'Est tentés

En Europe, il y a avait des tentations à l'est... La République Tchèque ou la Hongrie ont dû se plier à la position européenne commune sur  ce sujet…  Cependant tous les pays qui ont récemment amorcé des gros virages à droite réfléchissent à la question.  Comme le Brésil, dont le nouveau président élu, Jair Bolsonaro, d'extrême droite, a promis de déplacer son ambassade lui aussi. 

Pas sûr qu'il y arrive : il doit faire face à la fronde de l’industrie de la viande locale !  En effet le Brésil est leader mondial du commerce de la viande halal.  Or les pays arabes menacent de boycotter la viande brésilienne si le Brésil suit les Etats Unis…  

Le beefsteack à la rescousse des palestiniens... Fallait y penser.

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