C'est même Helsinki « underground » au sens littéral du terme, c'est-à-dire que sous Helsinki, c'est encore Helsinki. Depuis les années 60, en pleine guerre froide, les Finlandais construisent une cité bis.

Helsinki
Helsinki © AFP / OLIVIER MORIN

Plus de 400 km de tunnels entre 20 et 80m de profondeur dans un calcaire particulièrement dur et donc protecteur. On y accède par des accès trop banaux pour être honnêtes : depuis des parkings, des arrières de supermarchés ou le métro.

C'est tout le confort de la capitale qui a été ainsi dupliqué 

Des centrales électriques ont été enfouies, les usines d'eau potables, mais aussi une piscine olympique, une patinoire gigantesque, une piste d'athlétisme, un parlement, les archives nationales...

Cette capitale bis sera terminée en 2020 et pourra, en cas d'alerte, accueillir l'ensemble des 600 000 habitants de la capitale. Il existe un plan officiel, en anglais et en finnois, bien sûr. On peut même visiter un tiers de ce labyrinthe, dont la fameuse piscine.

Les deux-tiers qui ne sont pas cartographié sont classés secret militaire. Il faut dire que la Russie est à 200kms de là et donc à portée de canon. Les Finlandais sont bien placé pour évaluer le danger : ils ont tenu tête aux Soviétiques à 1 contre 4 en 1939.

Mais ce qui est intéressant, c'est pourquoi reparler de cette capitale-bis maintenant ? La réponse est dans l'inquiétude de toute la région face aux regain militariste de la Russie : 

Les Russes multiplient les manœuvres, pénètrent dans les espaces aériens et maritimes. Du coup, la Suède a ré institué le service militaire dès 2018 et remilitarise des îles de la Baltique, la Norvège multiplie les achat d'armement et la Finlande, elle, fait savoir qu'elle n'a jamais lâché l'affaire et qu'elle est prête, avec sa capitale-bis, au cas où...

Prenons des nouvelles de la popularité de Vladimir Poutine

C'est ce qu'a voulu mesurer un média social russe appelé VK. Il a demandé en juillet dernier à 10 000 de ses utilisateurs entre 14 et 25 ans, quels étaient pour eux l'influence la plus positive sur leur vie d'ado et de jeune adulte.

D'abord et avant tout, une majorité de ces jeunes Russes ont répondu leurs parents ! Ensuite, il y a tout ceux qui ont répondu : personne ! Les ados, russes ou français, sont donc bien tous les mêmes. On est donc rassuré.

Mais en 3ème, 4ème et 5ème position, ils ont cité Jésus Christ, Elon Musk – le milliardaire américain – et Vladimir Poutine. Voilà le patron du Kremlin rassuré, lui qui avait vu des dizaines de milliers de jeunes manifester contre lui en juin dernier.

Quant à Elon Musk, je serai lui, je me ferais discret sur sa popularité parmi la jeunesse russe. Vladimar n'aime pas la concurrence étrangère et encore moins américaine. Alors profil bas, Elon, ou au contraire : invitation officielle au Kremlin... en Tesla bien sur !

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