Kassem Istanbouli a 31 ans, il est acteur et metteur en scène de théâtre. Et il s'est aussi découvert une passion : les vieux cinémas Libanais.

Vieux cinéma abandonné de Tripoli au Liban
Vieux cinéma abandonné de Tripoli au Liban © Getty / Eric Lafforgue/Art in All of Us

Le Liban, dans les années 60 et 70, comptait des dizaines de salles dans tout le pays. Même pendant la guerre civile, entre 1975 et 1990, la fréquentation n'a pas chuté ! Au contraire : les combattants avaient aussi besoin de se distraire. C'est plutôt le retour de la paix et, dans le sud, l'occupation israélienne qui a eu raison des cinémas Libanais.

C'est aussi, il faut le dire, la télé par satellite et les DVD. Petit à petit, ils ont fermé et ont été transformés en magasins, en usines, ou tout simplement détruits. Et c'est là que Kassem intervient : il a commencé par jeter son dévolu sur deux cinémas de Tyr.

Kassem Istanbouli rénove ces lieux dédiés au cinéma ou au théâtre sans rencontrer de problème

Le sud-Liban est plutôt chiite, mais avec une forte minorité chrétienne et druze. Autrement dit, une très ancienne tradition de cohabitation. Donc restaurer et rouvrir un cinéma ou un théâtre n'a pas posé de problèmes religieux. Le Rivoli et le Hamra ont dont réouvert grâce à Kassem en 2014. Ses projets sont d'autant plus passionnants qu'il ne fait pas que redonner leur lustre à ses salles souvent mythiques, il tient aussi à chaque fois à créer des espaces de rencontres et tout simplement des lieux pour le cinéma, le théâtre, les concerts. Bref l'art vivant !

Son dernier combat s'appelle le Cinéma Stars, à Nabatiyeh, toujours dans le sud du pays : 400 places et près de 100 000 $ à trouver avant fin septembre. Kassem Istambouli n'a pour l'instant rassemblé 16 000$. Une course contre la montre est donc engagée !

Et Kassem Istambouli ne compte pas s'arrêter là : il a déjà repéré un petit théâtre ottoman de 80 places à Bint Jbeil : une merveille ! Pas cher !

Au Brésil, une opération policière très réussie !

Une opération appelée « Trésor perdu » et la presse Brésilienne ne parle que de cela depuis hier. Dans un appartement vide de Salvador de Bahia, dans le nord du pays, les policiers sont tombés sur une dizaine de valises bourrées de billets de banque. La question est donc d'où vient cet argent ? Est-ce le produit d'un braquage du siège, l'argent de la mafia, de narcos ? Pas du tout ! L'appartement a été loué par Geddel Vieira Lima, un ancien ministre du président brésilien Michel Temer. Autrement dit, l'appartement servait de distributeur de cash pour cet homme qui était encore ministre il y a moins d'un an ! Le scandale est énorme!

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