Une revue de presse entièrement consacrée au régionales en France

Parce qu'évidemment, 3 semaines après les attentats de Paris, toute la presse européenne attendait le vote des Français. Allait-il ou non donner au Front national un score historique ? On connait la réponse depuis ce matin.

A la une du quotidien italien La Repubblica, la question du lien entre les deux événements ne fait pas de doute : « les 29% obtenus par le Front National ce dimanche n'auraient probablement pas été imaginables sans la tragédie parisienne ».

Ce lien entre attentats et succès du FN, le Guardian de Londres n'y croit pas. « Certes, la sécurité et les attentats était présents dans l'esprit des Français qui sont allés voter, mais le score inédit du Front National est surtout le résultat de l'état épouvantable économique et social dans lequel se débat la France. A commencer par un chômage deux fois plus élevé en France qu'en Grande-Bretagne et qui augmente toujours, contrairement à la plupart des pays européens voisins ».

Le Soir de Bruxelles ajoute un peu de dureté d'analyse à cette victoire annoncée du FN : « C’est un coup de semonce et même si les sondages avaient annoncé la couleur, la confirmation des urnes est terrible pour un pays que la terre entière regarde depuis les attentats de Paris. C’est une claque, d’abord, pour la classe politique française traditionnelle, engoncée dans ses polémiques vaines et ses caricatures. Ni la gauche ni la droite n’ont empêché, depuis plus de vingt ans, la montée quasi constante du FN. »

Enfin dans le quotidien suisse Le Temps vient ce commentaire : « l’idée selon laquelle le vote Front National est « protestataire» ne correspond plus du tout à la réalité politique. Les électeurs du parti d’extrême droite, de plus en plus nombreux, veulent lui confier les leviers du pouvoir. C’est un fait. »

Le Pakistan qui réclame le diamant le plus célèbre de la couronne britannique, le Koh-i-Noor. Deuxième épisode de cette histoire !

Effectivement, il y a quelques semaines, je vous racontais comment des artistes indiens parmi les plus célèbres avaient entamé un procès pour réclamer le Koh-i-Noor, ou « montagne de lumière ». Ce diamant de 105 carats, l’un des plus purs au monde, est serti sur la couronne impériale de la reine Victoria. Les Indiens assurent qu'il n'a jamais été offert à la Reine, mais qu’il a été volé à son dernier propriétaire, à savoir le maharadja du Punjab, Dhulip Singh.

Logiquement, il devrait donc être rendu à l'Inde où ce diamant a été trouvé, à savoir dans les fabuleuses mines de Golconde, au centre du pays. Evidemment, la Grande-Bretagne n'a aucune intention de rendre ce trésor gardé à la Tour de Londres.

Que vient faire le Pakistan dans cette affaire ?__ Il suffit d'ouvrir une carte pour comprendre : le maharadja Dhulip Singh régnait à l'époque de la reine Victoria sur un territoire, le Punjab donc, qui se trouve aujourd'hui à cheval entre l'Inde et le Pakistan. Mais sa capitale, elle, était Lahore.

Or Lahore est aujourd'hui une des principales villes pakistanaises. De plus, si le Punjab historique a été divisé au moment de l'indépendance en 1947 entre les deux pays, l'essentiel du Punjab musulman se trouve en fait côté pakistanais.

Conclusion : pas question de laisser faire les Indiens, les ennemis de toujours ! Si la GB doit rendre le Koh-i-noor, qu'elle le rende au Pakistan. Inutile de préciser ça facilite le travail des britanniques. A qui rendre le Koh-i-noor d'ailleurs ? Au Pakistan ou à l'Inde ?__

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