Une campagne présidentielle totalement apaisée, sans complot médiatique, sans chasse à l'homme.

Le Président du Turkménistan Gurbanguly Berdimuhamedow assiste à une conférence de presse à la Chancellerie de Berlin, en Allemagne le 29 août 2016.
Le Président du Turkménistan Gurbanguly Berdimuhamedow assiste à une conférence de presse à la Chancellerie de Berlin, en Allemagne le 29 août 2016. © Reuters / Stefanie Loos

Une présidentielle parfaitement sous contrôle où le candidat est universellement respecté pour son travail, sa probité et ses multiples talents.

Une campagne qui s'achèvera le 12 février prochain par le rituel électoral d'où sortira vainqueur l'actuel président Gurbanguly Berdimuhamedow. La seule question qui se pose n'est pas s'il va être élu mais que va-t-il faire pour effarer un peu plus les Turkmènes ?

Je vous avais déjà parlé de ce président turkmène: en 2015, il avait, souvenez-vous, inauguré une statue cavalière de lui même dorée à l'or fin. Son prédécesseur avait fait mieux: sa statue était aussi cavalière, aussi dorée à l'or fin mais elle tournait avec le soleil.

Depuis, il a modifié la constitution pour faire sauter la limite d'âge qui aurait pu l'empêcher de se représenter d'ici quelques mandats et puis, il en a aussi allongé le terme, de 5 à 7 ans: pourquoi se priver plus longtemps d'un président si chantant.

Evidemment, c'est plus facile lorsque son pays est grand comme les 4/5 de la France ET est, en plus, une éponge à gaz pour 5M d'habitants. Mais tant d'amour populaire, tant de talents sans la moindre critique médiatique, quelle chance, non ?

Gurbanguly parle à l'oreille des chevaux quand il ne les élève pas. Il a d'ailleurs le titre d'« éleveur du peuple ». Gurganguly aime et gagne des courses de voitures organisées pour lui. Quel talent ce Gurbanguly ! Et puis, personne pour lui gâcher sa campagne ! Pas de parquet financier, pas de journalistes fouineurs : le Turkménistan est juste derrière la Corée du Nord en matière d'ouverture sur le monde et de liberté publiques.

  • La revue de presse se concentre sur l'article du Telegraph commentant la conférence de presse de François Fillon.

Le Telegraph, c'est le quotidien britannique par lequel une partie du scandale est arrivé: c'est une de ses journalistes qui avait, en 2007 interviewé l'épouse de François Fillon. C'est un quotidien de droite, nettement conservateur.

Et ce matin, il a la dent dure, très dure contre le candidat : Le problème est qu'il dit lui-même de sa campagne qu'elle « rompt avec le passé ». Or ce genre de scandale est justement l'inverse de cette volonté.

Il s'agit justement de la bonne vieille règle d'airain : « une règle pour les nantis, une autre pour tous les autres ». Le remarque selon laquelle Pénélope méritait son salaire parce qu'elle est diplômée » est particulièrement dévastatrice, au fond. Elle veut dire : elle est tellement différente de vous, plébéiens qui savez à peine lire et travailliez en usine, Oups pardon, elles ont toutes fermées. » Marine Le Pen doit se frotter les mains ». Et c'est la presse britannique qui l'écrit ce matin.

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