C'est le Her Majesty Australian Ship Perth, le HMAS Perth, coulé en 1942 au nord ouest de l'île indonésienne de Java par la marine Japonaise.

Elle repose par 36m de fond. Je dis elle puisque, vous le savez, les navires sont de genre féminin en anglais. Elle, c'est le Her Majesty Australian Ship Perth, le HMAS Perth, coulé en 1942 au nord ouest de l'île indonésienne de Java par la marine Japonaise.

Il a donc sombré cette année-là après des années de bons et loyaux services, après s'être battu en Grèce, puis contre la France de Vichy au large des côtes Libanaises, puis s'être illustré dans la bataille de Crète. Et il a sombré avec 350 personnes à bord.

C'est-à-dire plus de la moitié de son équipage. L'autre moitié a été faite prisonnière, et aujourd'hui, seul deux des survivants du Perth sont encore en vie, dont Franck McGovern, 97 ans qui a laissé dans l'épave un de ses frères mécanicien.

L'épave de ce navire est révérée en Australie et son histoire appartient à la mémoire collective

Encore faudrait-il qu'il en restât quelque chose. Parce des plongées d'inspection réalisée en décembre, dont les premières conclusions ont été publiées ces derniers jours, montrent que 60% environ de la coque du HMAS Perth a disparu.

Les pilleurs d'épave sont passés par là qui ont rogné centimètre par centimètre l'épave chérie des australiens pour vendre les métaux récupérés au plus offrants. Il faut savoir que les navires de guerre sont de véritables trésors engloutis pour les ferrailleurs.

Les hélices modernes, par exemple, sont souvent coulées dans un bronze très particulier, appelé bronze phosphoreux, qui se revend au bas mot 4 000 dollars la tonne ! Une fortune pour un pêcheur Indonésien à laquelle il est difficile de résister.

Ce n'est pas la seule épave pillée dans ces eaux

L'Unesco estime à 3 millions le nombre de navires enfouis au fond des océans où l'on a fait quelques découvertes archéologiques extraordinaires, comme la machine d'Anticythère, une horloge astronomique du premier siècle avant J.C. en bronze.

Des dizaines de roues dentées délicatement agencées entre elles et qui montre que les Grecs maîtrisaient parfaitement les mécanismes sophistiqués d'horlogerie. Une merveille qui aujourd'hui serait à la merci des pilleurs d'épave équipés de sonars derniers cris !

Reste que, dans le cas de l'Australie, c'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé : il existe une convention de protection des épaves marines ratifiée datant de 2001, ratifiée par 56 pays mais pas l'Australie !

Revue de presse en Grande-Bretagne

Où les derniers heures de la campagne électorale sont électriques ! Je rappelle qu'on vote jeudi au Royaume-Uni. Il y a Theresa May qui promet, en une de presque tous les journaux, de « déchirer les droits de l'homme pour mieux combattre le terrorisme ».

Il y a Sadiq Kahn, le maire de Londres qui exige que l'on retire à Donald Trump son invitation pour une visite d'Etat, ce à quoi Boris Johnson, ancien maire de Londres, répond qu'il n'en est pas question.

Et il y a enfin Le Guardian qui publie l'édito qu'on attendait plus : un édito de soutien à Jeremy Corbyn. Depuis des mois, le Guardian, qui est pourtant marqué à gauche, fait campagne contre le leader travailliste, le trouvant inéligible, trop radical, trop tout.

Et ce matin que lit-on ? Un papier de George Monbiot intitulé : « Je n'ai jamais voté avec espoir auparavant, mais Jeremy Corbyn vient de changer cela. » Pourquoi ? Tout simplement parce qu'une « victoire travailliste n'est plus un rêve impossible ».

C'est incroyable ce que parvient à faire la magie des sondages dont certains mettent le parti travailliste au coude à coude avec les conservateurs. Et voilà un quotidien qui, comment dire, retourne sa veste en direct mais pour la bonne cause !

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