Il reste 26 monarchies dans le monde. Un reliquat hérité du passé. Pourtant quelques-unes d'entre elles règnent encore sérieusement. Revue de détail.

Les familles royales : combien sont-elles encore à régner ?
Les familles royales : combien sont-elles encore à régner ? © Getty / Samir Hussein

La Grande-Bretagne a donc un nouveau « royal baby » et les Etats-Unis aussi ! Meghan Markle étant toujours américaine, les quotidiens d'outre-Atlantique s'en donnent à cœur joie avec, pour les plus sérieux, une pointe d'ironie qui ne parvient tout de même pas à gâcher la fête.

Il faut dire que c'est la fête dans les palais du monde entier : couronnement du roi de Thaïlande, qui par ailleurs a annoncé son 3e mariage, intronisation de l'empereur du Japon avec nouvelle ère à la clé et donc, « royal baby » britannique. Yihaaa...

Pourtant, ces monarchies qui détestent rien tant que la publicité mal placée sont des sortes de dinosaures qui ont quasi disparu au XIXe et XXe siècle – dans la 1ère et 2nde guerre mondiale et dans le grand mouvement de modernisation politique de la décolonisation.

Relance : il en reste combien des monarchies dans le monde ?

Le Washington Post, ce matin, en comptait 26. Vingt-six pays qui ont pour chef d'Etat un roi, une reine, un sultan, un cheik, un prince ou un empereur. Il n'y d'ailleurs plus qu'un seul pays au monde, je le rappelle, dirigé par un empereur : le Japon.

Il y a, en gros dans le monde, deux nids de monarchies : l'Europe et le Moyen-Orient. Ces deux régions concentrent les trois-quart des têtes couronnées. Avec une grande différence : en Europe, les monarques paradent, au Moyen-Orient, ils règnent.

Même s'il reste en Europe des pôles de résistance : trois monarques européens règnent vraiment et leurs décisions s'imposent à leurs sujets : Monaco, le Lichtenstein et, on l'oublie trop souvent, le Vatican. Eh oui, le pape François est un monarque.

Au Moyen-Orient, par contre, ils gouvernent tous !

Au Moyen-Orient, c'est même une véritable course à l'échalote de pouvoirs sans partage : l'émir du Koweit, par exemple, doit plus ou moins composer avec une assemblée élue et qui le lui rappelle régulièrement. Je vous rassure, quand ça ne va pas, l'émir dissout ! Non mais !

Les émirats arabes unis ont un système unique au monde de monarchies fédérées avec un prince président de la fédération qui est désigné parmi ses pairs. Mais le pays le plus important toujours dirigé par un monarque est sans conteste l'Arabie saoudite.

Je passe sur les 15 000 princes et princesses du Royaume – tout le monde est prince la-bas –, passons aussi sur le fait que c'est le seul pays au monde qui porte le nom de sa famille régnante : l'Arabie n'est saoudite que parce que les saoud y règnent en maître.

Et penchons-nous sur le fait qu'un des tout premiers producteurs mondial de la plus précieuse des matières premières, le pétrole, soit un monarque absolu. Autrement dit, un homme dont le pouvoir est hérité décide pour son peuple et pour le monde.

Un « Royal baby » qui ressemble à la Grande-Bretagne moderne

Il y a tout de même du changement dans l'air, côté britannique. Ce « royal baby » est métisse, descendant d'esclave par sa mère. Or, il se trouve qu'en Grande-Bretagne, la minorité qui croît le plus vite sont précisément les métisses issus de mariage mixte.

Enfin, on l'oublie toujours mais si le continent Africain n'a plus que que trois monarques – hormis les rois d'opérette, comme en Ouganda –, deux sont quasiment absolues : le Maroc, le Swaziland. Le Lesotho s'étant rangé du côté des monarchies constitutionnelles

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.