C'est le surnom donné à la réserve mondiale de semences du Svalbard, en Norvège donc. En fait c'est un immense coffre fort où sont conservés le plus possible de semences planétaires. Une sorte de dépôt légal pour les graines du monde entier.

Boîtes contenant des graines provenant de partout dans le monde, dans la banque de semences « Doomsday » (qui cherche à protéger les cultures du monde contre les catastrophes naturelles) située sur l’île arctique Svalbard (Norvège)
Boîtes contenant des graines provenant de partout dans le monde, dans la banque de semences « Doomsday » (qui cherche à protéger les cultures du monde contre les catastrophes naturelles) située sur l’île arctique Svalbard (Norvège) © AFP / Hélène Dauschy

Elle a été ouverte en 2008 et si elle se trouve dans le grand nord norvégien, c'est qu'on n'a pas besoin de système compliqué et coûteux de réfrigération pour obtenir une température constante de -18° : le sol est congelé en permanence.

C'est ce qu'on appelle le permafrost. On enterre le tout et voilà ! C'est un immense succès qui a encore montré son efficacité lorsque la banque de semence d'Alep, en Syrie, a été bombardée : une partie des collections a été transférée en Norvège.

Côté excellente nouvelle : on a passé fin février le cap du million de semences. C'est vraiment un immense succès. Côté sécurité, on avait pensé à tout : elles peuvent résister à l'apocalypse nucléaire, à la chute d'un avion... A tout ! A tout, sauf au réchauffement climatique. Comprenons-nous bien : le réchauffement du reste de la planète, ça oui ! Ils y ont pensé les ingénieurs norvégiens. C'est même pour préserver la diversité génétique de la faune que cette réserve a été imaginée.

Sauf que l'Arctique se réchauffe même deux fois plus vite que le reste de la planète. Conclusion : le permafrost fond et la réserve a eu à subir en 2016 des infiltrations d'eau et la Norvège a dû entamer des travaux d'urgence pour une dizaine de millions d'euros.

Un concert en Arabie Saoudite 

Ce n'est pas la première fois que je vous parle d'un concert en Arabie saoudite : on avait déjà évoqué le cas du premier opéra jamais donné sur la terre des deux mosquées saintes de l'Islam. Le premier festival de jazz aussi. Mais c'est si nouveau que ça vaut la peine d'y revenir.

Cette fois si, le concert en question est programmé pour le 30 mars prochain à Djeddah. Et contrairement aux autres événements, il ne s'agit pas de musique pour l'élite – jazz, opéra – mais d'un concert de la star égyptienne de la chanson égyptienne : Tamer Hosni.

Sur les billets mis en vente, il y a cet avertissement : « interdit de danser ou de se trémousser ». Or se trémousser c'est l'essence même de la musique arabe ! 

Autrement dit : achetez nos billets mais, en entrant, attachez vos ceintures ! Ici on est pas là pour rigoler... 

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