Direction le Brésil, où la saison des carnavals bat son plein...

Les meilleures écoles ont défilé samedi pendant 63 minutes dans le Sambadrôme de Sao Paulo. Une féérie avec pour thème « Cent ans de samba, ma vie, mes racines ».

Voici l'hymne d'une des écoles de salsa de Sao Paulo, Unidos do Peruche, qui a défilé samedi pendant plus d'une heure :

Tout allait bien : chars, paillettes, plumes, musiques, reines d'une nuit... jusqu'au scandale. Tout à coup, au beau milieu du défilé, sous les objectifs des caméras et des photographes et les yeux de dizaines de milliers de spectateurs, une femme se dénude . Vous allez dire que d'une façon général, elle ne sont pas très vêtues les danseuses des carnavals brésiliens. Oui, mais il y a des règles : le bikini, le string, ok. Les seins nus et pire encore, la politique, c'est non. Or cette femme aux seins nus au beau milieu du défilé n'est pas n'importe qui : elle s'appelle Juliana Isen, elle est mannequin de métier, et elle est surtout connue pour son surnom : la « muse de la destitution ». Comprendre la destitution de la présidente Dilma Rousseff.

D ans toutes les manifs contre la corruption et pour la destitution de Dilma Rousseff, notre muse défile les seins nus, voire même entièrement nue, juste habillée d'un tout petit cache sexe orné d'un portrait barré de la présidente.

Evidemment, elle est souvent arrêtée avant d'en arriver là. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé à Sao Paulo : elle a commencé à se déshabiller, a découvert sa poitrine copieusement brésilienne, avant d'être violemment sortie du défilé. On connaît ça en France, Ju Isen est une sorte de Femen brésilienne. La colère et les cris en moins, la danse en plus. Mais le résultat est le même : provocation, scandale, arrestation.

Une revue de presse consacrée à un autre genre de beauté : la Corée du Nord...

Je suis allé voir ce que pensait la presse sud-coréenne du tir de fusée de son voisin . Je n'ai pas été déçu du voyage. Le Chosun Ilbo , envisage carrément que Séoul se dote d'armes nucléaires :

« Il est désormais clair que la Chine a décidé de regarder passer les trains. La Corée du Nord n'a donc aucune raison de ne pas miniaturiser des têtes nucléaires pour les embarquer à terme sur des missiles et des sous-marins d'attaque . Or puisque les Etats-Unis ont plus ou moins décidé de transférer la gestion du dossier nord-coréen à la Chine et que Pékin ne fait rien, Séoul doit pouvoir développer seule l'arme nucléaire. Nous ne pouvons plus ignorer la menace constante de Pyongyang. »

Le Korea Times va même plus loin et se demande si une attaque préventive à la Bush ne serait pas une solution : __

« Pourquoi ne pas envoyer un drone bombarder le pas de tir de Tongchang-ri et en profiter pour détruire le bunker de commandement voisin ? L'idée, qui a déjà été planifiée, serait de détruire les capacités nucléaires et balistiques nord-coréennes avant de ne plus avoir que nos yeux pour pleurer. Nous avons une fenêtre de 2 à 3 ans pour nous décider » .

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