Pourquoi tant de haine envers l’Union Européenne? La réponse, trouvée par le Washington Post se trouve peut-être en Irlande où Trump a un golf - hôtel luxueux.

Donald Trump le 3 février 2017
Donald Trump le 3 février 2017 © Maxppp / The Washington Post

C'est une histoire qui mêle Donald Trump, le golf, l'Union Européenne, un mur de séparation, des surfers et un minuscule escargot Irlandais. Mettons-y un peu d'ordre pour comprendre. Début 2014, Donald Trump achète un golf irlandais : le 18 trous de Doonbeg, un village de l'ouest de l'Irlande, est une merveille : son green se termine par des dunes de sables blond qui plongent doucement dans l'Atlantique. Ajoutez un manoir digne du Chien des Baskerville et vous avez le tableau: idyllique.

Seulement voilà : les dunes ne cessent de reculer et de grignoter le nouvelle acquisition de Donald Trump. La solution trouvée par celui qui n'est encore qu'un magnat de l'immobilier: un mur de 3km bordant le golf et séparant ses dunes de la plage.

Un mur de 5 mètres de haut tout de même ; 200 000 tonnes de béton, ciment et matériaux. Les premiers a se mobiliser sont les surfers qui refusent que leur plage de rêve soit barrée par un mur. Puis viennent, les promeneurs du dimanche, pour les mêmes raisons.

Dans les dunes de Doonbeg niche un minuscule escargot autochtone protégé, évidemment, que des écolos du coin défendent mordicus contre ce « mur de l'Atlantique » version Trump. Quant à l'Union Européenne, mystère. Dans plusieurs interviews, Donald Trump a fait de cette histoire de golf, de mur et d'escargot LA preuve par l'exemple du caractère bureaucratique, procédurier voire attentatoire à la liberté d'entreprendre de l'Union.

Or, il se trouve que Donald Trump a abandonné la partie: en décembre, un mois avant de devenir président, il a capitulé et abandonné la construction de ce mur. Mais il l'a mauvaise, très mauvaise.

Dès qu'il le peut, il rappelle combien cette expérience européenne lui a été amère. Comme quoi, avec Donald Trump, la géopolitique tient à peu de chose : un golf, un mur, des surfers et un escargot qui résiste encore et toujours...

  • Une revue de presse Espagnole

Avec un papier en une de El País, le quotidien madrilène, qui donne un aperçu de la façon dont Donald Trump, toujours lui, gère ses rapports avec les principaux leader du monde : à la queue leur leu et au téléphone pour des conversations minutées.

Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol, a eu droit à 15 minutes, montre en main. Après lui, c'était le tour du Turc Erdogan. D'ailleurs, quand les conversations sont ennuyeuses, Trump coupe: l'Espagnol a dû raccrocher au bout de 10 minutes.

Le temps d'expliquer au président américain qu'il pouvait compter sur lui comme intermédiaire entre les Etats-Unis et l'Europe, mais aussi l'Amérique latine, le Moyen-Orient voire même l'Afrique du Nord ! Quel fayot ce Rajoy !

  • En bref...

C'est I Kathimerini qui rapporte l'info : les gardes côtes grecques ont démantelé un réseau juteux de trafiquants d'anguilles. Avec des ramifications en France, en Espagne, en Italie et au Portugal. Des anguilles qu'ils revendaient 1 500 euros le kilo en Chine.

El Watan, le quotidien Algérien, rappelle que cela fait un an que l'Amazigh, la langue des 4 millions de kabyles algériens, est entrée dans la constitution du pays. Et depuis, pas grand chose ne s'est passé. L'académie de la langue, par exemple, n'est toujours pas installée.

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.