La minorité copte en Egypte représente 8 à 10% des 100 millions d’Egyptiens.

Messe de Noël chez les coptes d'Egypte en 2014
Messe de Noël chez les coptes d'Egypte en 2014 © Getty / Ed Giles

Par Claude Guibal

Après cette année terrible, marquée par de très nombreuses attaques djihadistes. Des drames qui viennent s’ajouter à une situation déjà très difficile, les coptes n’en peuvent plus d’être considérés comme des citoyens de seconde zone, marginalisés, discriminés. Il faut savoir que la plupart des hautes fonctions leurs sont refusés, doyens d’université, patrons d’entreprises publiques, hauts gradés dans l’armée. Souvent on questionne leur loyauté, on leur demande parfois, par exemple, si on pourrait vraiment compter sur eux, si l’Égypte était en guerre contre un pays chrétiens.

Alors tout cela bien sûr, n’est pas inscrit noir sur blanc, mais les discriminations, les chrétiens d’Égypte les vérifient au quotidien. Et maintenant ce sont les sportifs qui montent au créneau. Ils en ont ras le bol, en 2016, lors des jeux Olympiques de Rio, pas un copte parmi les 122 athlètes de la délégation égyptienne. Et ces jours ci, ce sont les footballeurs qui en ont marre. Ils viennent d’en faire le constat : alors que le foot est une deuxième religion en Égypte, il n’y a qu’un seul chrétien qui évolue en première division. Les autres c’est à peine s’ils arrivent à se faire recruter en D2. Ils racontent donc à la presse comment des recruteurs les encouragent à se convertir s’ils veulent faire carrière. Du coup, certains lancent un appel et suggèrent ainsi aux recruteurs européens de venir faire un tour dans les touts petits clubs égyptiens pour repérer des talents coptes, histoire de faire triompher ailleurs ceux qui ne peuvent être prophète en leur pays.

Un tour en Espagne

Plus précisément dans le delta de l’Ebre, où on assiste depuis quelques années à une catastrophe écologique, avec l’arrivée d’espèces envahissantes qui déstabilisent tout l’environnement sous marin : c’est le cas du crabe bleu.

Le premier a été pêché il y a 5 ans seulement. Or depuis  il se reproduit à une vitesse ahurissante. Et il n’est pas le seul... des poissons qui auraient du naître à Terre Neuve se battent pour se nourrir avec des carpes chinoises, des crustacés mexicains font la course avec des mollusques ouzbeks. Ces espèces, elles ont souvent été introduites soit pour la pêche sportive, soit comme appât, soit par accident. C’est tout l’écosystème très délicat de cette région qui est en danger. 

Mais certains y trouvent leur compte... Les cuisiniers ! Ravis de la surpopulation du crabe bleu, qui est très bon, qui se vend très bien. Il est devenu cette année l’un des plats les plus recherchés des restaurants de la région.  Bref, la gastronomie qui vient au secours de la biodiversité. Pour une fois que ça marche, il n'y a pas de mal à se faire du bien. 

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