Ce matin, c'est évidemment la victoire d'Emmanuel Macron qui fait la une de l'ensemble de la presse mondiale.

Et quand il ne fait pas la une, parce que décalage horaire oblige, on n'a pas eu le temps de peaufiner un commentaire, il est la photo du jour, comme pour le quotidien Brésilien O Globo qui ajoute : « le visage neuf de la France ».

Et puis, il y a ceux, avec l'éloignement toujours, qui on un peu de mal à définir son projet politique ou son positionnement : Le Mail et le Guardian Sud-Africain explique qu'il a été élu « sur une vision pro business de l'intégration européenne ». Pour Clarín en Argentine, il est « centriste et soutenu par le pouvoir sortant ». Pour El Tiempo en Colombie il est « socio-libéral »... Ce qui est plutôt bien vu !

Pour tous les autres, l'heure est au superlatif !

Le Washington Post parle d'une « extraordinaire réussite politique » et rappelle que tout chez Emmanuel Macron a commencé par « une chance incroyable » Mais après tout, ajoute le quotidien, « la chance était la qualité que Napoléon préférait chez ses généraux ».

Pour El País, à Madrid, c'est tout la France qui est désormais « en marche ». Le Guardian, à Londres, souhaite « bonne chance, Monsieur Macron » et ajoute un peu vache : « vous allez en avoir besoin ». Pour Le Tempsde Lausanne, il est « un homme neuf » destiné « à moderniser la France ».

Et le quotidien suisse ajoute : « Un homme de moins de 40 ans qui prend le pouvoir dans un vieux pays jusqu'ici incapable de s'inscrire dans la complexité de l'époque. C'est un coup de maître de la part du nouvel élu et aussi un signe de grande maturité du corps électoral. ».

Même effarement mêlé de fascination dans l'édito du Soir :

« Qui aurait misé il y a quelques mois sur ce jeune homme ambitieux parti à l’assaut du pouvoir dans un pays qui semblait pourtant ne répondre qu’à des codes, des règles, des préséances et des traditions ? Emmanuel Macron a tout renversé pour remporter le sceptre. La France a aujourd’hui un président qui se dit de gauche et de droite, sans parti établi, âgé de 39 ans. C’est historique. »

C'est l'Orient Le jour, au Liban, qui a trouvé une explication à ce succès : « On les connaissait très râleurs, un peu aigris, pessimistes, excellents dans l'autoflagellation, méfiants, pas friands de success stories. Sauf que les Français viennent de montrer qu'il ne faut jamais les étiqueter ; en accordant 65 % des suffrages à Emmanuel Macron, ils viennent d'asséner un message clair, net et précis d'ouverture, d'espoir, d'espérances aussi, mais surtout d'audace. »

Il y a aussi le New York Times qui n'en revient pas qu'un européen convaincu et assumé ait remporté aussi brillamment la présidence de la république française. Et l'excellent Roger Cohen ajoute : « Macron a démontré que la France n'est pas un pays où le racisme et le verbiage anti-européen pouvaient emporter une élection » Et il conclut en français dans le texte : Vive la France, vive l'Europe ! Maintenant plus que jamais. »

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