Elles sont quelques dizaines à vivre ensemble dans une petite ville de l' "eje cafatero" colombien, le coeur des énormes plantations de café du pays. Elles fuient la discrimination des leurs en restant ensemble et surtout, en gagnant leur vie dans se "sanctuaire"

Quelquefois, vous tombez sur des articles, en l'occurence, il s'agit de la presse colombienne, et vous vous frottez les yeux en vous demandant : c'est ce qui m'est arrivé hier en lisant El Tiempo, le plus sérieux des quotidiens de Bogotá.

Cette histoire se passe en plein centre du pays, dans une région qui s'appelle Risaralta et qui est en plein cœur de ce qu'on appelle là-bas, l' « eje cafetero », c'est-à-dire au cœur des plantations de café qui ont fait la réputation de la Colombie.

Plus précisément, ça se passe à Santuario, ce qui par une ironie du sort assez incroyable, veut dire, Sanctuaire. Or d'un sanctuaire, les ados décrites dans l'article en avait précisément besoin. Un sanctuaire pour être elle-même, à savoir des transgenres.

Des "wera Pa" de la tribu des Embera

D'abord, il faut comprendre que ce ne sont pas des transgenres comme les autres : elles sont toutes issues de communautés indigènes. La Colombie compte des dizaines de peuples premiers qui sont protégés par la Constitution du pays.

C'est-à-dire qu'ils conservent leurs coutumes, leur organisation sociale et dans une certaine mesure, rende leur propre justice et ont même leur police communautaire. C'est le cas notamment des Embera. Sauf que les « wara pa » y sont très mal acceptées.

« Wera Pa », ça signifie « fausse femme » et vous imaginez bien que c'est un terme extrêmement péjoratif. Alors plutôt que de subir les brimades des leurs et le rejet de leur famille, ces « wera pa » s'enfuient dès 12/13 ans et se réfugient à Santuario.

A Santuario, elles gagnent leur vie et se sentent en sécurité

Dans cette ville de brousse, entièrement dédiée à la caféiculture, elles trouvent avant tout du travail. Les propriétaires ont tellement besoin de main d'oeuvre qu'ils embauchent tout le monde, surtout les indigènes qui sont plus menus et plus habiles.

Mais en plus, elles se sont regroupées en une sorte de petit campement où elles sont quelques dizaines. Evidemment, il y a des problèmes d'alcool, mais au moins leur fiche-t-on la paix et se sentent-elles en sécurité.

D'autant que la société colombienne en général est plutôt tolérante. Le mariage gay y est légal depuis 2016. Mais il reste que ces ados transgenres perdues dans les caféiers colombiens sont tout de même une histoire incroyable. Les photos aussi le sont.

En Turquie, le président Erdogan se lâche contre la France...

« Les Français ont massacré en Algérie 5 millions de musulmans. Ils ont aussi massacré en Libye. Le monde s'est tu. Ils recommenceront, c'est certain, c'est dans leur nature ». Et c'est un discours prononcé par Recep Tayyip Erdogan devant un public choisi :

Puisqu'aussi incroyable que cela puisse paraître, il remettait un prix de la paix à Istanbul. On sait que le pays est en pleine campagne pour la présidentielle et les législatives du 24 juin prochain, mais quelle mouche a donc piqué le président turque.

A-t-il voulu imiter Donald Trump et ses remarques affligeantes sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris ? L'idée, c'est plutôt de s'en prendre aux anciennes puissances coloniales et de souligner que la Turquie musulmane est prête à prendre la relève.

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