Ce matin,l'histoire du jour nous emmène en Arizona où se trouve la plus importante population d'ânes sauvages d'Amérique du Nord

On les appelle là-bas par leur nom espagnol, les « burros », tout simplement par qu'ils ont été acclimaté dans les plaines du sud des Etats-Unis par les premiers colons espagnols. Ensuite, ils ont été bien utiles aux chercheurs d'or et autres mineurs.

Les ânes d'Arizona se reproduisent sans limites
Les ânes d'Arizona se reproduisent sans limites © Patricio Mena Vásconez

Puis vers la fin du XIXe siècle, les mines d'or épuisées et le train remplaçant petit à petit ces ânes de trait,ils ont été abandonnés et sont retournés à l'état sauvage. Ils n’en sont pas plus féroces pour autant et en plus ils sont protégés par une loi fédérale de 1971.

En clair, il est interdit de les approcher et encore plus de les chasser.Depuis, les « burros » se sont donc multiplié en liberté. On compte en tout une dizaine de milliers de ces ânes sauvages sur l'ensemble du territoire américain.

Le problème c'est qu'ils se concentrent sur quelques territoire précis. L'Arizona, par exemple, en compte environ 5 000 et ils se déplacent en manades de plusieurs centaines et ils finissent par tout détruire sur leur passage. En clair, il est temps d'agir.

La première idée du gouvernement fédéral américain est de les capturer et les confier à des ranchs . C'est plutôt une bonne idée : ils sont soignés, stérilisés et, comme ils aiment la compagnie des hommes, un enclos suffisamment grand leur convient parfaitement.

Le problème, c'est que ça coûte la bagatelle de50 000 $ par âne et que cette solution englouti plus de la moitié du budget alloué à leur préservation. Une autre idée est le faire adopter par des familles. Un site a d'ailleurs récemment été mis en place.

Pour 150 à 200$ vous pouvez tous acheter un âne sauvage capturé et dressé. Enfin, la dernière solution envisagée est de les stériliser en masse. En distribuant des contraceptifs aux femelles. Une solution extrêmement coûteuse mais efficace.

En tous cas, pas question de les tuer. Ce qui aurait été insupportable aux Anglo-Saxons en général et aux Américains en particulier qui vouent une véritable passion pour les ânes . Une pudeur que, par exemple, les australiens ne partagent absolument pas.

Là-bas, on règle le problème de la surpopulation de chats et de chameaux sauvages en organisant d'immenses battues et en éliminant par centaines les animaux en surnombre. Pour le plus grand déplaisir de Brigitte Bardot.

Une revue de presse consacrée à la journée internationale de la femme...

... ou plutôt de son absence ! Le quotidien libanais L'Orient le Jour a mis en une le titre suivant : « une journée dans la vie politique libanaise : mais où sont les femmes ? » Et il répond à la question : « avec une seule femme ministre et quatre députées sur 128 parlementaires, le Liban fait pâle figure ».

Le quotidien espagnol El País a décidé de fêter cette journée annuelle en rappelant que « dans le monde la moitié des réfugiés et des déplacés sont des femmes et des petites filles. A cette situation, il faut ajouter la discrimination et la violence, y compris sexuelles » . Une façon pour le quotidien espagnol de lier l'actualité des réfugiés à cette date anniversaire.

Quant au quotidien britannique The Independent , il publie un article assez amer sur les femmes d'aujourd'hui : « Alors que de plus en plus de femmes accèdent à des positions de pouvoir, beaucoup d'autres oublient leurs congénères et deviennent apolitiques, voire apathiques et sont obsédées par elles-mêmes. Pour elles, la lutte pour l'égalité des sexes est un lointain souvenir ». Et c'est une femme qui l'écrit.

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