Ils se retrouvent dans les stations balnéaires des Etats-Unis où ils dépensent leur fortune mal acquise.

Ils sont 259 000 à vivre officiellement aux Etats-Unis, mais on les évalue plutôt à un demi-million. Beaucoup d'entre eux vivent effectivement en Floride et sont des réfugiés du Chavisme: c'est-à-dire des opposants au régime de Caracas qui ont préféré l'exil.

Mais depuis plusieurs mois, on croise dans les rues de Miami ou de de Doral, une ville où un habitant sur 5 est vénézuélien, des « bolibourgeois ». C'est un mot valise, qui est formé de Bolivar et de Bourgeois: Bolivar, comme la révolution bolivarienne chaviste.

Autrement dit, ces « bolibourgeois » sont des fonctionnaires - militaires, juges, douaniers, procureurs - ou des hommes d'affaires liés au régime de Chávez et qui viennent eux aussi s'installer aux Etats-Unis, et spécialement en Floride.

Si ce sont des piliers du régime de Chavez, on se demande pourquoi ils quittent le pays. C'est ça qui est intéressant. Le Vénézuéla aujourd'hui, c'est une inflation de 500 à 900%, on ne sait plus, des pénuries de médicaments, de produits de première nécessité, une violence endémique: une situation invivable même pour les privilégiés du régime.

Du coup, dès qu'ils le peuvent, ils s'exfiltrent vers les Etats-Unis, pour dépenser leur fortune mal acquise. Parce que c'est ça l'enjeu : pendant des années, ces fonctionnaires du socialo-chavisme ont accumulé de véritables fortunes.

Les plus compromis et les plus visibles, sont sur une liste noire, leurs avoirs gelés. Reste les petits malins, ceux qui n'ont qu'1 ou 2 millions en banque, ils sont passés entre les gouttes, utilisant des prête-noms ou des paradis fiscaux.

Or depuis quelque mois, la cohabitation entre les vrais réfugiés et les « bolibourgeois » est devenue tellement insupportable – avec parfois des victimes qui tombent nez-à-nez avec leur bourreau dans les rues de Miami – que la résistance s'est organisée.

Une liste de 55 noms de ces « petites mains mais gros comptes bancaires » du Chavisme a été publiée il y a quelques jours par des associations de réfugiés Vénézuéliens: le but? Manifester devant leur domicile et alerter les autorités. Et ce n'est qu'un début!

  • Un article du Washington Post

Un article très amusant qui reprend les tweets du matin de Donald Trump. Le journaliste s'est rendu compte qu'en six tweets, le président des Etats-Unis, le commander in chief de la première puissance mondiale mondiale, suit en fait pas à pas le déroulé de Télématin !

Enfin, l'équivalent de Télématin sur la chaîne conservatrice Fox News : Fox and Friends ! Quand les présentateurs parlent de Guantanamo, le président twitte une grosse bêtise sur Guantanamo. Quand Fox parle d'Obamacare, Trump twitte sur son plan de santé.

Fox and Friends est le programme matinal préféré de Trump et les trois présentateurs le savent: il y a quelques semaines, ils lui ont lancé un défi : éteindre et allumer les lumières de la Maison-Blanche s'il regardait. Et Trump l'a fait ! Est-ce bien rassurant ?

Mais, je vous rassure, en Russie aussi on vit des moments assez délirants. Le quotidien Kommersant rapporte ce matin, qu'un buste du tsar Nicolas II a pleuré. Et c'est une ancienne procureure, Natalya Poklonskaya, qui l'assure.

Un miracle! Une intervention divine! Et pour bien se faire entendre, elle l'a dit à la télé : le buste en question se trouverait à Simferopol, en Crimée. Mais ça pose un problème d'interprétation, ce miracle orthodoxe :

Nicolas II a-t-il pleuré de bonheur en voyant sa chère Crimée revenir dans le giron russe ou de dépit, la voyant quitter celui de l'Ukraine ? Pleure-t-il sur les malheurs de la Russie ou de l'Ukraine ? Du coup, tout le monde préfère penser que Natalya a trop bu !

  • En Espagne une initiative étonnante en ce 8 mars

En cette Journée internationale des droits de la femme, El País rapporte cette initiative: les Espagnoles sont invitées à se vêtir de noir. On leur demande de porter le deuil de toutes les femmes victimes de violence.

Mais le plus émouvant, c'est que ces « femmes en noir » est international: les Polonaises se sont ainsi vêtues de noir le 3 octobre pour le droit à l'avortement, les Argentines le 19 octobre contre la violence de genre... Et aujourd'hui donc en Espagne.

Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.