Honneur aux femmes du monde, en cette journée internationale des droits des femmes.

En Afrique du Sud, les patrons d'une entreprise de pari sportif appelée Topbet et située à Germiston ont choqué hier tout le pays en demandant aux jeunes femmes de l'équipe de se déshabiller entièrement à fin de vérification. Du sang menstruel avait été trouvé dans les toilettes.

Ils voulaient confondre la coupable, résultat : ils ont été virés, des plaintes pour harcèlement sexuel ont été déposées et ils risquent plusieurs années de prison. Dernier détail le grand patron de cette entreprise est une femme. C'est ballot !

En Turquie : une initiative particulièrement intéressante

Ce sont les employées d'un restaurant de la province d'Eskisekir, dans le nord-ouest de la Turquie, qui ont eu l'idée d'arriver au travail couvertes de bleus et de blessures. Elles se sont tout bêtement maquillées : œil au beurre noir, coupures, contusions et même fausses plaies : toutes les employées ont forcé sur le maquillage histoire de protester contre les violences faites aux femmes avec le soutien de leur employeur.

Direction Moscou et le parlement russe, la Douma

Là aussi, c'est une affaire qui fait beaucoup de bruit. Cinq journalistes, dont une de la BBC, n'ont pas hésité cette semaine à dénoncer un député russe, Leonid Slutsky, pour son comportement déplacé et ses propos salaces à leur endroit.

En Russie aussi on balance son porc. Mais le scandale est ailleurs : interrogé sur cette affaire, le président de la Douma a déclaré : « si les journalistes femmes se sentent menacées, elles n'ont qu'à changer de boulot ».

Pire : la présidente de la commission du Parlement russe Chargée des femmes a elle déclaré que le député Slutsky était un plaisantin, qu'il était chaleureux avec les femmes et que si elle voulait éviter les remarques, qu'elles s'habillent correctement !

En Chine, un hommage étudiant a mal tourné

Comme tous les ans, les étudiants chinois fêtent la journée de la femme avec des banderoles expliquant combien les femmes sont indispensables à leur vie et à celle de la nation. Cette année les étudiants pékinois de l'université de Tsinghua se sont surpassés : ils ont d'abord décidé de prendre de l'avance, pour l'effet de surprise, et de fêter le 8 mars, hier. Ensuite, ils ont décidé de livrer des petits déjeuners eux-mêmes dans le dortoir des étudiantes. Et ce au petit matin.

C'était mignon, certes, mais ils se sont fait dégager à coup de chaussures et de polochons : aucune des filles n'a sérieusement cru qu'ils étaient désintéressés et ensuite, parce que réveiller un dortoir entier à 5h30 du matin, c'est la baffe assurée.

Aux Etats-Unis une initiative des fabricants de la poupée Barbie

Qui pour le 8 mars, on décidé de sortir 17 poupées emblématiques du « girl power » : d'abord trois poupées à l'effigie de la pilote d'avion pionnière Amelia Earhart, de la peintre Frida Kahlo et de la mathématicienne noire Katherine Johnson.

Puis 14 poupées de femmes remarquables à travers le monde. Il y a une championne de boxe britannique, une styliste allemande, une auteure et journaliste polonaise et... une française, cheffe étoilée, notre Hélène Darroze nationale ! 

On termine par l'Iran

Où l'on a appris hier la condamnation d'une des femmes qui, depuis plusieurs semaines, montent sur des bancs, des plots, des voitures et ce en pleine rue et retirent ostensiblement leur voile attendant de se faire arrêter.

Elles sont une trentaine dans tout le pays à l'avoir fait. Que l'on sache. Et l'une d'entre elle a donc été condamnée à 24 mois de prison dont trois fermes pour avoir « encouragé la corruption morale » en public. Moi je lui dis : "Doset Daram ! Je t'aime !"

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