Rien ne va plus entre les deux épouses, l'ex et la dernière, du grand homme de l'Afrique du Sud et Premier président noir du pays.

D'un côté Winnie Madikizela-Mandela, l'ex donc, l'épouse de sa captivité et de sa libération en 1990. C'est elle que l'on voit à ses côtés, quittant à pied la prison Victor Verster, sa dernière résidence surveillée. Mais elle se sépare de lui en 1992, divorce en 1996 et laisse donc échapper le poste de première dame du pays au profit de la seconde épouse Graça Machel.

Un personnage, Graça Mchel, puisqu'elle aura été l'épouse de deux chefs d'Etats ! D'abord, le père du Mozambique voisin, Samora Machel, puis donc l'épouse du père de l'Afrique du Sud libérée de l'Apartheid, Nelson Mandela. Un cas unique au monde.

Ces deux femmes se disputent Gunu, la dernière demeure de Mandela 

Une propriété cossue qui vaut surtout pour les terres qui l'entourent mais aussi pour le symbole. Parce que c'est là où est enterré Mandela et où se trouve son musée.

Il se trouve que la propriété a été achetée dans les années 80, alors que Winnie et Nelson était toujours marié. La maison qu'ils y ont construite est la réplique de la dernière résidence surveillée de Nelson Mandela dans la prison Victor Verster.

Or, en 2000, Nelson Mandela a fait enregistrer cette propriété à son nom et l'a ensuite légué par testament à Graça. Winnie Mandela a porté l'affaire devant la justice. Mais elle a toujours été débouté. Le procès recommence en appel le 20 novembre prochain.

Une triste histoire, d'autant plus que cette bataille entre les deux familles ressemble un peu à l'état de l'ensemble de l'héritage de Nelson Mandela. Le pays qu'il voulait « arc en ciel » connaît à nouveau, quatre ans après sa mort, des tensions autour de la supériorité économique blanche.

Le parti qu'il a fondé, l'ANC, est au plus bas et son lointain successeur, Jacob Zuma, est empêtré dans les affaires de corruption. Alors je vous dirais bien ce que j'en pense en Xhosa, la langue maternelle de Mandela, mais je parle mal les langues à clic !

Aux Etats Unis, on fête les un an au pouvoir de Trump

Un anniversaire qui ne pouvait être commémoré qu'avec une polémique. Vous avez vu cette photo, elle est devenue virale en quelques jours : on y voit une femme de dos, à vélo, faisant un doigt d'honneur au passage de l'escorte motorisée de Donald Trump qui sortait du golf.

Une photo dans laquelle certains on vu une métaphore de la résistance – à vélo donc – face à Donald Trump à bord de la « beast » : la limousine présidentielle. Eh bien, il y a une suite : cette femme a été reconnue et licenciée.

Elle s'appelle Juli Briksman et travaillait pour Akima, une entreprise qui vit de commandes publiques. La patron a estimé que ce doigt d'honneur, par son « obscénité », contredisait les valeurs de l'entreprise. L'affaire est déjà devant la justice.

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