E n Islande, on pratique une religion mésopotamienne

La Mésopotamie, c'est-à-dire Babylone, les Sumériens, Ninive, et plus tard, Bagdad. On parle bien de deux endroits du monde distants de plus de cinq mille cinq cent kilomètres et qui n'ont jamais eu de relations ni culturelles, ni religieuses. Et pourtant, on trouve à Reykjavik trois mille cinq cents adeptes du Zouisme, une religion reconnue par l'État islandais depuis 2013 et qui vénère un dieu ailé à tête de lion, le formidable dieu Zou , honorable membre de la mythologie sumérienne, vieux de quatre mille cinq cents ans.

Trois mille cinq cents fidèles, ça n'a l'air de rien vu d'ici, mais c'est 1% de la population islandaise. En clair, c'est comme si le Dieu Zou comptait 650 000 adeptes en France. Imaginez des centaines de temples Zouistes répartis sur tout le territoire national.

Cette religion est-elle sérieuse ? Comme toutes les religions, j'allais dire : pas de raison de discriminer celle-là ! Évidement leur dieu est un peu... spectaculaire, après tout Jésus marchait sur l'eau... Mais là où votre question est pertinente, c'est qu'il y a en effet un truc ! En fait, les prêtres et prêtresses Zouistes ont promis qu'ils rendraient à leurs fidèles tout l'argent que l'État islandais leur verserait. Or il faut savoir qu'en Islande, tout le monde paie un impôt religieux d'environ 80€ par foyer fiscal.

Les trois quarts des Islandais cochent la case « Église luthérienne », mais si l'on est athée ou sans affiliation religieuse, on paie quand même. Or 55% des Islandais veulent mettre fin à cette dîme obligatoire.

Pour forcer la main des politiques, ils s'affilient donc en masse à l'Église zouiste universelle qui n'a qu'un clergé bénévole et pas de temple à entretenir. Et pour les cérémonies, un lien direct et personnel avec le Dieu Zou est la règle.

Une revue de presse encore consacrée à Donald Trump ce matin

Même moi je suis surpris : mais ce matin, Donald Trump et ses propos sur les musulmans sont partout commentés. Mais quand je dis partout, c'est vraiment à la une de tous les quotidiens nord-américains, britanniques et même arabes.

J'ai rarement vu cela pour quelqu'un qui n'est ni élu, ni même pas encore candidat officiel de quelque parti que ce soit. Jugez donc : trois éditoriaux et opinions dans The Washington Post , dont l'un titré : « Donald Trump, l'arme secrète de l'État islamique ».

Trois de plus dans le New York Times , avec en prime une blague d'un sénateur : « Vous savez comment redonner aux États-Unis leur grandeur ? Dites à Donald Trump d'aller cuire en enfer ». Pour info, « Redonner sa grandeur à l'Amérique », c'est le slogan de Trump.

Même The Los Angeles Times , le quotidien le plus éloigné de Washington et de ses miasmes, y va de son édito :__

« Non content de lier 1,5 Mds de musulmans au terrorisme, Trump persiste et signe à vouloir interdire aux musulmans d'émigrer aux USA ». « Il y a longtemps que la démagogie de M. Trump ne fait plus rire personne ».

Elle ne fait plus rire Mme Huffington qui prend la plume dans son journal, The Huffington Post pour rappeler que, jusqu'à présent, Trump était traité dans la rubrique divertissement : « Après tout la campagne de Donald Trump est un spectacle de foire ».Puis elle ajoute : «Mais aujourd'hui, nous prendrons soin de rappeler en permanence à nos lecteurs qui est M. Trump : une menace hideuse. »

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