Les malheurs d'une star de la télé et de la chanson japonaise

Pour les Japonais, elle s'appelle Becky, elle a 31 ans et c'est est une des animatrices les plus célèbres de la télévision japonaise. Elle a sa propre émission de radio, multiplie les contrats de pub et ce depuis une quinzaine d'année. La gloire et le succès en somme. Avec ceci de particulier qu'elle est une « hâfu », c'est-à-dire moitié japonaise, moitié britannique par son père. Ce qui lui donne un ce petit côté exotique que les Japonais adorent. Bref, tout allait bien jusqu'à ce que l'on apprenne qu'elle avait un amant. Et pas n'importe quel amant, un chanteur rock de 27 ans du nom d’Enon Kawatani. Le problème n'est pas qu'elle ait eu une aventure, encore que, mais plutôt que son amant soit marié. Autrement dit, il s'agit d'une affaire adultérine. Le scandale est servi !

Aussitôt l'adultère ébruité, Becky a tout perdu : ses pubs, ses apparitions télé et surtout son émission à la radio. Tous ses contrats ont été annulés. Pour son amant, par contre, tout va bien. Sa carrière continue comme si de rien n'était. Or l'histoire de Becky est loin d'être une première. En septembre dernier, une chanteuse de 23 ans d'un groupe de filles, Katsuya Hara, a été traînée devant les tribunaux par son agent parce qu'elle avait un petit ami alors que son contrat le lui interdisait. Parceque oui, au Japon, ce genre de contrat fait légion, et uniquement pour les filles ! La bonne nouvelle, c'est que le tribunal a, pour la 1ère fois, jugé cette clause « excessive » et a débouté l'agent. Mais en fait, ce type de contrat est à l'image de ce qu'attendent beaucoup de Japonais de leurs stars féminines. Un comportement moral irréprochable et pour les plus jeunes, une quasi preuve de virginité. Et c'est bien ça l'objet du débat au Japon : le poids moral, voire moralisant, qui pèse sur les femmes en général et les jeunes femmes en particulier. Un dernier exemple : il y a quelques jours, une télé japonaise a diffusé un clip de Becky réalisé avant le scandale. Dans les dix minutes qui ont suivi la diffusion, la chaîne a reçu plus d'un millier de plaintes ! Alors en solidarité, voici Becky :

Une revue de presse qui regarde vers le New Hampshire où se déroule aujourd'hui une primaire cruciale

Et pour tout vous dire, dans la presse américaine, cette primaire ressemble à un champ de bataille. Il suffit de lire les titres. Côté démocrate, le Washinton Post titre : « Barnie Sanders, l'opposant d'Hillary Clinton n'a rien d'un révolutionnaire ».

Selon le quotidien, il ment, comme les autres politiciens. Le New York Times , qui pourtant soutient Mme Clinton, publie un article titré : « Hillary a fait la moitié d'un rêve » et qui explique que dans l'Iowa, « seul 17% des jeunes la soutenait, contre 84% pour Sanders ». Côté républicain, c'est le Los Angeles Times qui remporte la palme avec ce titre : « que faire si vos enfants ont peur en regardant un débat républicain ». Le journaliste explique comment il a consolé sa fille de 6 ans terrifiée par « ces hommes si méchants ».

Alors, pour calmer le jeu, j'ai feuilleté le Concord Monitor , un quotidien local. Eh bien, même là c'est pas gagné. Dans les pages « opinions » on peut lire : « notre pays s'enfonce dans le socialisme, il nous faut un président conservateur ». Ou encore, à propos d'Hillary, « comment croire qu'une femme qui a récolté 2 milliards de dollars pour sa fondation auprès des grandes entreprises et des banques puisse sérieusement vouloir changer le statu quo ». Je vous le disais, la guerre est déclarée.

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