L'Union Indienne tout entière retenait son souffle depuis avril dernier.

Les seniors effectuent divers exercices de rire lors d'un événement à l'occasion de la Journée du rire mondiale tenue à Girgaon le 4 mai 2014 Mumbai, en Inde.
Les seniors effectuent divers exercices de rire lors d'un événement à l'occasion de la Journée du rire mondiale tenue à Girgaon le 4 mai 2014 Mumbai, en Inde. © Getty / Kalpak Pathak/Hindustan Times

Plusieurs plaintes avaient été déposées pour demander à la Cour d'interdire ou de réguler les blagues Sardars. Comme toujours, ça demande un peu d'explication. Les Indiens ont deux passions : le criquet et les blagues Sardars.

Sardar ça veut dire, grosso modo, « ceux qui portent un turban ». Et qui sont ceux qui portent des turbans en Inde? Les Sikhs.

Il sont environ 20 millions en Inde, pratiquent une religion récente – elle date du XVIe siècle -, et ont pour centre religieux un Temple d'or, à Amritsar. On les reconnaît effectivement au fait qu'ils ne coupent jamais leur chevelure qu'ils enveloppent donc dans un turban.

Or depuis toujours, les Sikhs sont un peu les Belges des Indiens. On compte des milliers de blagues Sardars, des centaines de sites internet pour les répertorier et en glisser quelques unes, le soir au coin du feu ou entre amis est un sport national.

La Cour suprême Indienne dans cette affaire tentait de répondre à la question: les blagues Sardars doivent-elles être interdite ou réglementées. Après tout, elles portent atteinte à la dignité d'une communauté religieuse qui voudrait bien qu'on lui foute la paix. La Cour a donc pris cette affaire très au sérieux. Elle a commencé par admettre la plainte, puis a nommé une commission qui devait la conseiller sur les mesures à prendre pour distinguer ce qui relève de la blagounette inoffensive ou de l'insulte. La Commission a rendu ses conclusions hier. Et rien. Chou blanc. Impossible de réguler, de trouver des critères objectifs, ou d'interdire. L'humour a – sagement – conclu la Cour ne peut être enfermé dans des règles. Sinon, personne ne rigole plus.

Les Indiens vont donc pouvoir continuer à se moquer de leurs compatriotes à turbans. Vous voulez une blague Sardar?

Un Sardar à son serviteur: va arroser les plantes!

Mais il pleut!

Eh bien prend un parapluie et va arroser les plantes!

  • Une revue de presse Turque

Avec ce papier dans le quotidien Hürriyet qui rapporte une nouvelle purge dans les rangs de l'administration turque, toujours en lien avec le coup d'Etat raté de juillet dernier. 4 464 nouveaux fonctionnaires demis par un décret datant du 7 février. Et parmi eux, 330 professeurs d'universités dont 115 qui n'ont rien fait d'autres que de signer une pétition contre la répression au Kurdistan. C'est simple, il ne reste en tout et pour tout que quatre professeurs dans le département de théâtre de l'Université d'Ankara. Même chose pour les départements de Science politique, de communication, de Géographie ou des langues vivantes : « il ne reste plus que les murs », ajoute Funda Basharan, un des professeurs saqués. C'est donc bien la culture qu'on assassine.

  • La Somalie a, depuis ce matin, un nouveau Président

C'est la BBC qui raconte l'élection dans un hangar de l'aéroport de Mogadiscio, la capitale somalienne, de Mohamed Abdullahi Mohamed, ancien 1er ministre et citoyen américain et même temps que somalien. Une élection surprise, puisqu'il bat l'actuel président.

D'abord, c'est la 1ère fois depuis 1969 qu'une élection présidentielle régulière se tient en Somalie. Enfin, régulière, pas tout à fait. Comme il est impossible d'organiser des élections ailleurs que dans la capitale, elle a donc eu lieu dans un seul endroit : l'aéroport de Mogadiscio. Et pas tout l'aéroport mais dans un hangar isolé et protégé. M. Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo – ou Fromage – a obtenu 184 suffrages contre 97. Ses partisans ont aussitôt fait la fête dans les rues de la capitale.

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