Depuis un an, la Chine a abandonné la politique de l'enfant unique. Les couples chinois peuvent désormais avoir un deuxième enfant sans avoir à subir des représailles.

Jeune garçon dans le sud de la Chine
Jeune garçon dans le sud de la Chine © Maxppp / Guillaume Bonnefont

Il faut au plus vite inverser la pyramide des âges, sinon la Chine sera vieille avant d'être riche. Mais revenir sur une politique vieille de 35 ans, ça n'a rien de simple. Concrètement, il faut convaincre les femmes mariées d'oublier leurs contraceptifs.

Or, un des moyens les plus simples pour contrôler les naissances a été, pendant 30 ans, d'obliger les jeunes accouchées à se faire implanter un stérilet. Attention ! Pas un stérilet occidental qui se retire chez le médecin et dure quelques années. Non, les stérilets chinois ont été modifiés intentionnellement pour, d'une part, qu'on ne puisse pas les retirer facilement. D'autre part, pour durer toute la vie. Des stérilets de combat. En clair, pour le retirer, il faut en passer par une intervention chirurgicale.

Entre 1980 et 2014, 324 millions de Chinoises se sont fait implanter ces stérilets de combat ! Et je ne parle pas de la centaine de millions à qui l'on a ligaturé les trompes. De force donc. Et aujourd'hui donc, le gouvernement a des remords.

C'est le président Xi Jing Pin lui-même qui l'a expliqué : si une Chinoise en âge de procréer veut se faire retirer son stérilet, le gouvernement prend à charge l'ensemble des frais médicaux occasionnés. C'est gratuit, promis juré.

Des remords, mais pas d'excuses. Et surtout un ton paternaliste, voire machiste, pour expliquer cette nouvelle politique. En conséquence, beaucoup de femmes se sont senties insultées et ont réagi par milliers sur les réseaux sociaux.

Parce que le paradoxe, c'est qu'en obligeant les couples à n'avoir qu'un enfant, le Parti Communiste chinois a libéré les femmes de leurs tâches domestiques en une génération, au lieu de deux en Occident. Une femme libre, on le sait, on ne la contraint, ni ne l'oblige.

Et aussi, au Portugal

Avec la mort de Mario Soares, le héros de la démocratie portugaise, décédé samedi à 92 ans.

J'ai trouvé qu'on avait été un peu rapides sur la mort de cet homme alors qu'il y a, au bas mot, 2,5 milliards de nos compatriotes qui sont d'origine portugaise.

Au Portugal, c'est l'inverse : l'ensemble des journaux ont publié et publie encore ce matin des éditions spéciales pour accompagner les trois jours de deuils. J'ai relevé ces mots de l'actuel Premier Ministre portugais, Antonio Costa, dans les pages de Diario de Noticias :

« Comme tous les grands navigateurs, il n'a jamais attendu que le vent tourne : il est allé chercher celui qui lui serait favorable et lui permettrait de maintenir son cap, sans jamais faire d'erreur de points cardinaux, ni tergiverser sur le but à atteindre ».

Pour bien comprendre l'hommage, il faut savoir que l'hymne national portugais s'appelle Heroes do Mar, «héros de la mer».

Et aussi, en Iran

En Iran, un autre mort: l'ancien président iranien Rafsanjani. Les journaux iraniens en font leur une, évidemment, mais sur un ton trop ennuyeux pour le rapporter ici.

Mais par contre je suis tombé dans le quotidien Iran sur un article étonnant.

On y apprend que l'Iran a vendu, ces trois derniers mois, 13 millions de barils de pétrole stockés... en mer. Eh oui, l'Iran stocke dans des supertankers amarrés dans ses ports des millions de barils de pétrole invendus, pour cause de sanctions internationales.

Il y a avait encore près de 30 millions de barils stockés il y a donc quelques mois à bord de 12 à 14 des 60 supertankers que possède le pays. Fin 2016, il n'y avait donc plus qu'environ 16 millions. Du pétrole brut flottant donc.

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