Il y a quelques jours, Donald Trump, a une fois de plus frénétiquement tweeté une photo. Elle montre une veuve de guerre étendue sur la tombe de son mari, son bébé à ses côtés.

Diviser pour mieux régner serait-il un principe adopté par le président Trump ?
Diviser pour mieux régner serait-il un principe adopté par le président Trump ? © AFP / Mike Lawrie / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Par Claude Guibal

Photo accompagnée de ce commentaire tout en délicatesse : 

N’est ce pas magnifique... Il faudrait montrer cette photos aux joueurs de la ligue de football qui s’agenouillent.

Cette phrase pleine de tact fait allusion à ces joueurs de football américain qui mettent un genou à terre pendant l’hymne pour protester contre les violences policières contre les noirs. 

Et là, pour les veuves de guerre, c’est une ligne rouge qui est en train d’être franchie. Elles dénoncent cette instrumentalisation de leur douleur par  Donald Trump.

Or l’armée, aux Etats Unis, c’est probablement l’institution la plus respectées, car la plus porteuse des valeurs d’intégrations américaines. En l’utilisant à des fins politiciennes, écrit une de ces femmes à Donald Trump « vous kidnappez nos morts, vous abîmez l’image de l’armée, pour diviser la population. »

Bref, les veuves se rebiffent, et dans cette guerre compassionnelle, ce n’est pas dit que ce soit Donald Trump qui en sorte  vainqueur...

Une autre histoire d'image manipulée, au Canada

Nous sommes au Sasktachewan, où vit la tribu amérindienne des Cris de la plaine. Cette tribu est très en colère, car dans quelques jours sort la nouvelle version d’un jeu video, Civilisation VI, dont un épisode a pour héros un chef historique des Cris de la plaine, le célèbre Pitoka Hana Piwi Yin.

Il a vécu au 19eme siècle, à l’époque où les terres de sa tribu ont été conquises pendant l’expansion du chemin de fer, il a été torturé, jeté en prison, accusé de vols et de pillages... Avant d’être réhabilité ces dernières années, au cours de la longue lutte des peuples autochtones pour la reconnaissance de du génocide.

Or,  dans ce jeu vidéo qui est un jeu de stratégie, ce chef indien est un conquérant, son but, c’est d’asservir des peuples... Les membres de la communauté du cri des plaines sont scandalisés de ne pas avoir été consultés pour l’utilisation de leur chef historique, au service de valeurs qui plus est totalement contraires aux leurs. La sortie du jeu prévue début février pourrait donc être reportée : la tribu des cris de la plaine exige des auteurs du jeu qu’ils viennent, avec du tabac, pour discuter des suites à donner à cette affaire.

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