La benjamine de la famille du chef mafieux Riina, Lucia, refait sa vie à Paris et ouvre un restaurant dans le 8e arrondissement. Au menu : spécialité italienne et un nom qui claque comme une balle de mitraillette : Corleone.

Servira-t-on des arancini, boule de riz fourrée à la viande ou à la mozarella ou les deux, dans le restaurant de Lucia Riina ?
Servira-t-on des arancini, boule de riz fourrée à la viande ou à la mozarella ou les deux, dans le restaurant de Lucia Riina ? © Getty / CactuSoup

Ce matin, on reste à Paris mais pour l'ouverture d'un restaurant italien, rue Daru, dans le 8e arrondissement. Non loin de l'Arc de Triomphe. Belle adresse ! Ce restaurant donc appartient, entre autre, à une certaine Lucia Riina. Une jeune italienne de 28 ans bien sous tout rapport... ou presque.

Parce que Lucia Riina n'est autre que le benjamine de Toto Riina, le dernier grand parrain de la mafia sicilienne. Un homme que la police italienne a recherché 23 années durant avant de l'arrêter en 1993. Il va passer le reste de sa vie en prison.

Il y est d'ailleurs mort en novembre 2017. Pour vous donnez une idée du personnage : il était chef de la mafia lorsque les juges Falcone et Borselino ont été assassinés avec une barbarie inégalée en mai et juillet 1992. C'est lui clairement qui a ordonné leur mort.

La fille de son mafieux de père

C'est vrai, d'ailleurs elle n'a eu aucune pudeur a annoncer sur sa page Facebook qu'elle avait décidé avec son mari et sa petite fille, qui a deux ans à peine, de « changer de vie et de s'installer à Paris ». Sauf qu'elle sait parfaitement le nom quelle porte.

Et qu'elle a décidé d'en faire un argument commercial pour ce nouveau restaurant parisien donc « spécialisé dans la cuisine sicilienne authentique » et dont le nom est : Corleone ! Mieux encore « Corleone by Lucia Riina ». Autrement tout, toute la saveur de l'Italie mafieuse sans les mitraillettes et les meurtres mais... à deux pas de chez vous !  

Vous imaginez bien, que l'ensemble de la presse italienne a immédiatement publié l'info... Et je crois pouvoir dire que, ce matin, je suis le premier à en parler en France... Pas pour longtemps à mon avis.

Enfin, hasard ou pied de nez, l'annonce de l'ouverture de ce restaurant parisien tombe pile au lendemain du vote de la loi dite « Riina » : une nouvelle disposition qui permet à l'Etat de facturer aux héritiers les années de prison de leurs parents mafieux et décédés.

La facture est de 2 millions d'euros pour Toto Riina et elle est exigible sur l'héritage du Capo dei Capi, donc de Lucia qui a préféré changer de vie à Paris... En fait ce n'est pas Le Parrain cette histoire, c'est Prend l'oseille et tire toi. C'est Woody Allen sur Seine !

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