Pour lui rendre hommage, le président Indonésien a décidé de couvrir d’un voile chaste les statues de sa résidence officielle,

Salman d’Arabie Saoudite en Indonésie
Salman d’Arabie Saoudite en Indonésie © AFP / Achmad Ibrahim / POOL

Vous vous souvenez peut-être, il y a une semaine je vous parlais de la visite d'Etat d'une dizaine de jours que le roi d'Arabie saoudite, le roi Salman, débutait en Indonésie. Le roi Salman, sa suite d'un millier de personnes, des 500 tonnes de bagages dont deux limousines.

Bien, le voilà donc en goguette, reçu comme il se doit par le président Joko Widodo, dit Jokowi, au palais présidentiel de Bogor, près de Djakarta, la capitale. On est entre soi, c'est-à-dire entre dignitaires sunnites :

D'un coté le Gardien des Deux Mosquées Saintes de l'Islam, Salman, de l'autre, le président du 1er pays musulman au monde, 250M d'habitants. Et pour faire plaisir à Sa Majesté, on a pris soin de couvrir pudiquement les statues du palais présidentiel.

Couvrir les statues n'est pas une habitude, mais ça se fait. Le roi Salman n'est pas le premier chef d'Etat ou de gouvernement à qui on fait ce drôle d'honneur. La même précaution avait été prise avec le premier ministre Japonais, Shinzo Abe. On se demande bien pourquoi !

Enfin, je rappelle que l'Italie, recevant le président iranien Rohani avait couvert les statues nues grecques et romanes du musée du Capitole à Rome. C'était il y a un an. Le problème, avec Salman d'Arabie Saoudite, c'est que depuis samedi, il est à Bali.

C'est la dernière partie de son voyage : une petite semaine à Bali avant de retourner à Ryad. Le problème est que Bali n'est pas musulmane. C'est une enclave hindouiste en Indonésie. C'est à dire que des statues de déesses à moitié nue, il y en a partout.

L'hindouisme, c'est la culture de Bali. Si le roi Salman veut y séjourner, il devra cohabiter avec les déesses dansantes Balinaises. Et visiblement, il adore : il a prolongé son séjour de trois jours !

  • Dans la presse sportive espagnole

Commençons par le quotidien du Barça, évidemment : le Mundo Deportivo qui s'époumone littéralement en une et parle de la plus « merveilleuse prouesse de son histoire ». Ce « 6-1 restera à jamais gravé dans la mémoire du Barça ».

« Le Barça a clairement fait preuve d'orgueil, montré la qualité de ses hommes, et ce jusqu'à la fin. Jamais ils ne se sont rendus. Ils ont lutté jusqu'à l'épuisement. Et tout ça, grâce à un public indéfectible ».

Marca qui titre : « la remontada historique » et ajoute avec ironie : « ne jamais dire jamais ». « On parlera longtemps de ce match au Camp Nou, du PSG qui, il y a 15 jours baladait son rival, mais l'histoire retiendra surtout cette incroyable remontada ! ».

Enfin, l'apothéose avec As qui s'enthousiasme avec ce « Barça entre dans l'histoire » qui doit faire un peu mal à un quotidien plutôt madridiste. Le foot réserve des moments historiques qui justifient une vie et la Barça vient d'en apporter la preuve ». Olé !

  • Un conseil de lendemain de match perdu

On dirait que El País, le quotidien madrilène, a eu pitié des supporters du PSG : il consacre une page entière à une qualité finlandaise dont les Parisiens vont bien avoir besoin : le sisu.

Le sisu finlandais consiste à cultiver l'abnégation et la stoïcisme en toutes circonstances, même les pires. Mais ce n'est pas tout. Etre sisu, signifie aussi savoir gérer le stress pour mieux survivre dans une situation adverse, comme un 6-1 par exemple.

Enfin, être sisu avec les autres consiste aussi à savoir faire contre mauvaise fortune, bon cœur. C'est-à-dire à faire preuve de résilience dans l'épreuve. Bref, les Madrilènes d'El País souhaitent beaucoup de sisu finlandais à leurs potes parisiens.

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