Aujourd'hui, on traverse le Rhin, pour prendre des nouvelles d'Angela Merkel...

Angela Merkel
Angela Merkel © Maxppp / Michael Kappeler/dpa/picture-alliance/Newscom

Elle va bien, merci ! On l'a vu en une d'un quotidien fumant un énorme joint, portant béret un arc-en-ciel de rasta l'air épuisée. C'était en une de l'édition dominicale de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le quotidien de référence outre-Rhin.

J'ai la preuve ! Et ce n'est pas tout ! Son homme de confiance, Peter Altmaier, est apparu dans le quotidien populaire Bild pieds nus, chemise pandouillante, collier de perles et dreadlocks. Sans oublier le bonnet rastafari de rigueur.

Le quotidien Die Zeit est même allé plus loin, il a déniché une photo de la chancelière, sabre au clair, bandeau de borgne sur l'oeil, tricorne vissé sur la tête : le portrait craché de Jack Sparrow et ce titre qui va bien : pirates des Caraïbes.

Que se passe-t-il à la une des médias allemands ? Ils ont fumé la moquette !

Vous vous souvenez il y a eu des élections il y a plus d'un mois. Depuis, la chancelière est entrée en négociation avec deux partenaires : les écolos et les libéraux. La couleur du parti d'Angela Merkel est le noir, celle des libéraux, jaune et le vert des écolos.

Vous combinez tout ça et vous avez le drapeau jamaïcain. Boom ! Les médias allemands ont trouvé le fun ! Vous comprenez, des semaines de négos autour de la place du charbon dans le mix énergétique, des impôts à relever ou non, ça ennuie tout le monde !

Même les Allemands, c'est dire ! Alors, pour rendre sexy ces discussions, les journaux ont du déployer des trésors d'imagination pour vendre du papier. Ils ont même dépêché des reporters en Jamaïque pour savoir si les rastas s'intéressaient à la politique allemande.

Et il s'en fichent totalement ! 

Mais le vrai problème, c'est : et si cette coalition jamaïcaine échouait ? Fini le fun et les unes rasta. Mais, ils ont de la ressource en Allemagne : une coalition « feux rouge » (rouge-jaune-vert) est possible !

Ou alors « tanzanienne », (vert – jaune – noir et même le bleu du parti frère de la CDU, la CSU bavaroise). Et c'est reparti pour des unes ! La catastrophe, ce serait l'alliance SPD – CDU, (noire et rouge). Celle-là est tellement classique qu'elle n'a même pas de nom.

On part en Chine maintenant pour un nouveau genre de centrale électrique...

Mais oui, oublions les centrales à charbon, nucléaire ou éolienne... Vive les centrales photovoltaïques pandi-panda. Vous me direz, bande d'incrédules, quesaquo ? Eh bien ce sont des centrales en forme de panda géant et ça se passe donc à Datong en Chine.

Cette centrale de 50MW, vu d'en haut a donc la forme de, non pas un mais deux pandas entrelacés. Quel intérêt ? Répondre à la lettre au mot d'ordre du phare de la pensée communiste moderne : faire, en toutes choses, preuve « d'énergie positive ! ».

Peut-être que les centrales pandi-pandas sont une réponse un peu trop... littérale mais l'esprit est là et l'entreprise, Panda Green Energy Group, assure vouloir en inaugurer une centaine dans les 10 années à venir. Et inspirer le monde entier !

Imaginez des centrales cocorico – en forme de coq - en France, ou des centrales torero – en forme de taureau de corrida – en Espagne. Le débat sur la transition énergétique prendrait un cours moins technique, plus esthétique, ou kitsch, c'est selon !

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.