Comment le Vélib chinois transforme les villes en cauchemar…

Milliers de bicyclettes partagées au bord du parc de la baie de Shenzhen (Chine) pendant le festival de Qingming (vacances de la journée de balayage des tombes), le 3 avril 2017
Milliers de bicyclettes partagées au bord du parc de la baie de Shenzhen (Chine) pendant le festival de Qingming (vacances de la journée de balayage des tombes), le 3 avril 2017 © AFP / Silent Hill / Imaginechina

Quand Paris renouvelle sa flotte de Vélib, on parle de 18 000 bicyclettes et la concurrence est acharnée. Quand un petit nouveau du vélo partagé se lance en Chine, c'est, en une année, 1 million de vélos qui envahissent les rues.

C'est simple, le leader du vélo partagé chinois s'appelle Ofo et il gère 2,2 millions de vélos dans 43 villes. Le petit dernier, dont je vous parlais, s'appelle Mobike, il s'est lancé il y a un an et donc a déjà lancé 1 million de vélos dans 33 villes chinoises.

Il y a déjà un troisième larron qui veut s'imposer sur ce marché en plein boom et qui, pour y parvenir, fait fabriquer 10 000 vélos par jour ! Il s'appelle BlueGoGo. Cela a l'air plutôt sympathique comme ça, mais c'est devenu un véritable cauchemar urbain.

Car vous pensez probablement vélos en partage à l'européenne, avec des gentilles stations où garer son vélo. En Chine, pas le temps pour ces chinoiseries : c'est le far-west. L'entreprise met des vélos à disposition n'importe où. Avec votre portable, vous déverrouillez le deux-roues et ensuite, vous l'abandonnez où vous voulez. On paie la course, pas cher... Pas d'emprises urbaines, juste une appli ! Sauf que les Chinois adorent le vélo, alors que font-ils ? Ils vont tous au même endroit en vélo et en même temps. La ville de Shenzhen, par exemple, s'est retrouvée la semaine dernière avec des dizaines de milliers de vélos partout dans le parc municipal à l'occasion des fêtes de Ching Ming.

Alors, comment résoudre le problème ? D'abord en interdisant en urgence les vélos en partage autour des parcs !

Ensuite, les entreprises ont trouvé une astuce : la délation en bande organisée. Elles encouragent leurs clients à dénoncer ceux qui garent leur vélos n'importe ou qui les maltraitent en offrant des points. Il faut dire que dans certaines villes, la moitié des vélos sont volés et dans d'autres un quart sont endommagés. Bref, c'est pas gagné !

  • Une revue de presse suédoise

La Suède en état de choc après l'attentat qui a fait 4 morts dans le centre de Stockholm, vendredi 7 avril. Les journaux Suédois ne parlent évidemment que de cela... Chacun avec leur style. Le tabloïd Expressen insiste sur les biographiesdes victimes, dont Chris Bevington, 41 ans, mère d'une petite fille de 11 ans désormais orpheline.

AftonBladet, autre tabloïd Suédois, s'intéresse au terroriste de 39 ans, l'Ouzbek Rakhmat Akilov, qui a reconnu être le chauffeur qui a foncé dans la foule et qui aurait expliqué à la police qu'il « fallait que les bombardements cessent en Syrie ».

Mais l'article le plus émouvant est celui du Svenska Daglabet, un des quotidiens de référence du pays. « Bien sûr, il faut apprendre de ce qui s'est passé. Mais il faut aussi ne pas oublier ce qui fait l'honneur de notre pays : une société libre, une économie ouverte, des institutions démocratiques. La Suède restera une société unie, transparente et inclusive ».

  • A la une de la presse Égyptienne

Après deux attentats contre des églises coptes à Alexandrie et Tanta et leurs 45 victimes, le webzine Mada Masr relève les premières critiques contre des services de sécurité que le parlement Égyptien lui même accuse de ne pas avoir été à la hauteur de la menace.

Al Masri Al Yaoum, pour sa part, rappelle que 90% des Coptes du Nord Sinaï avaient déjà dû fuir leur domicile sous la pression de l'Etat islamique et que la menace du groupe terrorisme est constante sur l'ensemble des Coptes égyptiens.

  • A la une de la presse en Algérie

El Watan résume la campagne des législatives du 5 mai prochain qui commence aujourd'hui en Algérie avec un éditorial intitulé : batata et banana. « La pomme de terre trop chère et la banane inabordable, ce sont les sujets des élections ».

« Pendant que les Iraniens construisent des voitures, les Indiens des satellites, les Brésiliens des avions, l’Algérie n’arrive pas à s’accrocher aux pays émergents et se retrouve encore confrontée à des débats alimentaires ».

Et le quotidien de conclure, en imitant le mépris des politiques algériens : « La pomme de terre est trop chère ? Mangez des pâtes. La banane est inabordable ? Mangez des oranges. De toutes façons, on sait où tout cela finit ». A vous d'imaginer !

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