C'est moins grave que « l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire », le célèbre discours de Nicolas Sarkozy écrit par Henri Guaino, mais ça reste embarrassant.

Nana Akufo-Addo lors de son discours le 7 janvier
Nana Akufo-Addo lors de son discours le 7 janvier © AFP / CRISTINA ALDEHUELA

Le 7 janvier dernier, le nouveau président ghanéen, Nana Akufo Addo, inaugure son mandat présidentiel avec un discours de 30 minutes devant une foule rassemblée à Accra, la capitale. Le moment est solennel.

Le discours est somptueux, la foule émerveillée par tant d'éloquence. On applaudit à tout rompre. Mais quelques journalistes commencent à soupçonner une entourloupe. Ils mettent le texte du discours sur internet et se rendent vite compte du problème.

Le problème, c'est que le discours en question a été plagié !

Des lignes entières reprises de deux discours d'inauguration de présidents américains. Et pas n'importe lesquels : Bill Clinton en 1993 et George Bush en 2001. Mais même pas arrangé à la sauce ghanéenne, non : repris mot pour mot.

►► La preuve par le son est ici.

Depuis, l'auteur du discours s'est platement excusé, expliquant qu'il avait « oublié » de citer ces illustres auteurs. D'ailleurs, dit-il, il y a aussi des citations de la Bible, dûment attribuées. Ce qui montre bien son honnêteté. Le Ghana en rigole encore, mais jaune.

Parce que le Ghana, c'est plutôt un exemple en Afrique, c'est une des seules démocraties africaines vraiment solides : M. Akufo Addo est le cinquième président élu du pays et le pouvoir se transmet pacifiquement depuis 1992. Cette histoire de plagiat grossier vient ridiculiser une success story.

Le président ghanéen est loin d'être le seul. Un président malgache a plagié un Nicolas Sarkozy. L'épouse de Donald Trump a repris sans la citer Michelle Obama. Et Barack Obama a, lui aussi, en 2008, adapté à sa sauce un célèbre discours... sur les discours.

  • Une revue de presse Libanaise

Un article ahurissant du quotidien libanais qui en fait dit bien ce qu'est la guerre : un mélange d'horreur et de débrouillardise. Comment se débrouiller alors que l'eau est coupée à cause des combats pour 5,5M de Damascènes depuis le 22 décembre ?

C'est simple : on redécouvre le hammam. Comme Al Malik-Al Zahir, un bain fondé en 985 et qui a doublé sa fréquentation. En clair, on s'y rendait par plaisir, on y va désormais par nécessité. C'est un des seuls endroits où avoir en même temps l'eau et l'électricité !

A l'autre bout du monde, le Los Angeles Times fête l'arrivée sur les tables californienne et bientôt européenne d'une nouvelle mandarine : la super Nova. Elle est grosse comme une orange, sans pépins, équilibrée en goût et très très orange : un futur best seller.

Il aura fallu 50 années pour commercialiser cette merveille qui poussait jusqu'à présent dans les collections d'agrumes d'une université californienne. Et elle n'est pas seule : une autre mandarine appelée la Sumo s'apprête elle aussi à déferler sur nos étals.

Un article du quotidien suisse Le Temps, très écrit, sur la révolte des auto-employés de l'économie ubérisée et ce, là où l'on s'y attend le moins : en Grande-Bretagne, le paradis de la flexibilité salariale. On parle bien de Uber, Deliveroo et autres entreprises de livraison à domicile.

Là-bas, les procès se multiplient, les grèves aussi, les tentatives de plus en plus nombreuses de formations de syndicats, et avec un certain succès. Or on estime qu'au Royaume-Uni, 5 millions de personnes travailleraient pour ces plateformes internet de partage.

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