C'est une véritable hécatombe, constatée par les apiculteurs albanais et rapportée par l'excellent « Courrier des Balkans ».

Les abeilles albanaises décimées
Les abeilles albanaises décimées © AFP / Patrick Seeger / dpa / AFP

En un an, entre 2015 et 2016, sur les 360 000 ruches du pays, plus de 142 000 n'auraient pas survécu à l'hiver 2016 ! C'est du jamais vu ! Et c'est d'autant plus dramatique que des milliers de familles albanaises vivent traditionnellement du miel qui est réputé comme l'un des meilleurs au monde (avec le miel Yéménite). Evidemment, tout le monde cherche à comprendre. C'est vrai que l'hiver a été rude, c'est vrai aussi qu'une plaie de tiques touche le pays et a pu s'attaquer aux abeilles, d'autant que les apiculteurs Albanais n'ont pas les moyens de traiter avec des produits modernes et qui coûtent cher. Mais ça ne suffit pas !

Il y a en fait une autre raison pour une telle mortalité : la culture du cannabis ! En quelques années, l'Albanie est devenue – et de lieu – le premier producteur Européen de cannabis en pleine terre, laissant loin derrière la Bulgarie, le Kosovo ou la Serbie. On parle de centaines d'hectares cultivés !

Pour vous donner une idée, en 2016, la police Albanaise aidée par la police Italienne a détruit 2 millions et demi de plants de cannabis ! Or pour produire autant, les Albanais utilisent des tonnes de pesticides souvent interdits qui ont donc raison des abeilles.

D'où l'hécatombe. Et ce n'est pas près de s'arrêter. D'abord parce que les principaux importateurs de cannabis albanais – l'Italie, la France et l'Allemagne – n'ont pas légiféré sérieusement sur le sujet et donc laissent donc la voie libre aux mafias. Or les Albanais, la mafia, ils connaissent. Ensuite parce que c'est pratique l'Albanie : il y a juste l'Adriatique à traverser pour livrer en Italie. C'est moins compliqué que de l'importer du Maroc. Enfin, parce que les paysans Albanais ont dû savoir faire.

Car l'Albanie produisait déjà du cannabis à l'époque communiste, sous Enver Hoxha. Le pays était un des plus isolé au monde mais exportait du cannabis légalement, notamment vers la Suisse et son industrie pharmaceutique.

Donc en résumé, les abeilles et les apiculteurs Albanais sont victimes de l'explosion de la culture du cannabis et l'utilisation massives de pesticides, mais aussi de la mafia locale et de l'hypocrisie des pays consommateurs, donc le notre est le n°1 en Europe...

Une revue de presse autour des kilomètres présidentiels

C'est la bonne idée du jour et elle est signée par le Washington Post : combien de kilomètres ont parcouru Donald Trump et Barack Obama pendant les quatre premiers mois de leur présidence respective ? Le résultat est assez confondant : moins de 26 000 kms pour Trump contre plus du double pour Obama. Plus cruel encore, le Washington Post publie une carte où l'on voit que Trump n'a fait que des aller-retour entre ses propriétés et Washington quand Obama avait déjà traversé le monde entier.

Evidemment, c'est l'illustration d'un repli trumpien sur les Etats-Unis alors qu'Obama était quasiment le président du monde occidental. Mais c'est aussi pour cela que Trump l'a emporté : les Américains voulait un président pour eux, pas pour les autres.

La presse Américaine effarée par le renvoi du directeur du FBI

Renvoi fulgurant même ! Le New York Times explique que c'est la première fois depuis le Watergate qu'un président renvoie ainsi un directeur du FBI alors qu'une enquête est en cour sur la Maison-Blanche menaçant l'avenir de la présidence elle-même.

Quant à l'explication officielle, le Los Angeles Times n'y croit pas : « sur une autre planète, les Américains pourraient peut-être croire en l'explication officielle du renvoi express de James Comey. Mais sur Terre, cette explication semble tirée par les cheveux. »

La presse Italienne

Justement parce que Barack Obama s'y trouve et La Repubblica l'a suivi pas à pas, comme une « rock star » et comme toute la presse italienne. Se promenant sur le Duomo de Milan, entouré d'une surprotection policière, défendant la Cop21 et l'accord de Paris.

Paris... Et là c'est moi qui l'ajoute... Obama est donc à Milan, à quelques heures de Paris, à quelques jours de l'investiture d'Emmanuel Macron qu'il a ouvertement soutenu. Je ne sais pas moi, mais c'est facile en Europe de prendre un train et hop ! A Parigi !

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