Un tweet et ça repart ? Le nouvel ambassadeur américain à Berlin conseille aux entreprises allemandes de se retirer au plus vite d'Iran. La polémique a été immédiate.

Cela faisait plus d'un an que les Allemands demandaient aux Américains de bien vouloir leur envoyer un ambassadeur. Pour être juste, ce n'est pas le seul pays à ne plus avoir de représentant américain , il y a aussi la Corée du Sud et une dizaine d'autres pays qui attendent : porte-parole de Trump, les candidats ne se pressent pas !

Bref, depuis mardi dernier, Berlin tenant son ambassadeur yankee ! Un proche de Donald Trump en plus ! Parfait ! Un gay partisan du mariage pour tous ! Encore mieux ! Richard Grenell semblait l'homme de la situation. Seulement voilà, il y a twitter !

Il va falloir qu'on explique à ces « mini-Trump » qu'ils ne sont pas tenus d'utiliser exactement les mêmes méthodes que leur chef à Washington. Surtout lorsqu'on est diplomate ! Bref, sitôt accrédité, sitôt twitté, sitôt vertement critiqué...

Le tweet de la discorde

Pour Richard Grenell, « comme le dit Donald Trump, les sanctions américaines visiront les secteurs stratégiques de l'économie iranienne. Les entreprises allemandes qui font des affaires en Iran doivent immédiatement se retirer ».

Imaginez le déluge de critiques outre-Rhin ! Du coup, les internautes allemands ont regardé de plus près celui qui se définit lui-même comme un « disciple imparfait du Christ » , plusieurs fois épinglé pour des tweets sexistes : on peut être gay et très bête !

Mais ce n'est pas la seule déclaration problématique du nouvel ambassadeur : il a aussi critiqué l'attitude de Berlin qui n'aurait pas voulu se joindre à la France et à la Grande-Bretagne lors des frappes contre Damas en avril. Les Allemands n'en reviennent pas !

Ce n'est pas la 1ère fois qu'un ambassadeur de Donald Trump pose des problèmes...

Non, c'est même devenu une sorte d'habitude. Les nouveaux ambassadeurs trumpesques sont accrédités et aussitôt, ils commettent un impair. C'est exactement ce qu'il s'est passé en janvier dernier avec Peter Hoekstra, piégé par un journaliste de la BBC.

Lui aussi avait tout bon : né aux Pays-Bas – fin connaisseur de la culture hollandaise. Ça ne l'a pas empêche d'expliquer en 2015 que les migrants maghrébins avaient créé des « no-go zones » aux Pays Bas et brûlé vif des politiciens néerlandais.

Evidemment, les journalistes s'en étaient donné à cœur joie en découvrant ces propos et en lui demandant de nommer un politique néerlandais brûlé vif. Il avait répondu : « on est aux Pays-Bas, vous devriez le savoir » puis il s'est excusé le lendemain.

On va en Zambie maintenant pour une campagne assez sexiste...

Elle touche l'université de la capitale, Lusaka. Les étudiants ont découvert sur les portes de la bibliothèques universitaires la notice suivante : « Nous avons été prévenus que des étudiantes moitié nues dans des robes trop décolletées troublaient les étudiants ».

« Nous demandons donc aux étudiantes de bien vouloir s'habiller avec plus de pudeur au sein de l'université. La pudeur est ce qu'il faut ! » Les jours suivant, les étudiantes zambiennes sont venues à l'université dans leur robes et jupes les plus affriolantes.

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