Un tour dans les quotidiens de la planète qui commence par la Grande-Bretagne, sous le choc__

On les comprend : le monde entier, avec cette affaire de dopage d'Etat russe, parle de « sabotage des jeux olympiques de 2012 à Londres ». « Nos jeux olympiques », comme dit The Independent qui s'en prend à l'athlète symbole de leur organisation : Sebastian Coe.

« On s'attendait de sa part à une colère sourde devant les preuves que la Russie et ses services secrets ont volé nos jeux olympiques et ont triché. Eh bien non : aucun signe montrant qu'il allait réagir à la mesure du pire jour de l'athlétisme mondial. »

Le Daily Telegraph , lui, suit une autre logique pour sauver les JO de Londres : « la faute n'est pas que russe, elle est mondiale ». Cette affaire de dopage est « un nouveau chapitre de la guerre froide entre l'Etat mafieux russe poutinien et l'Occident ». « Aujourd'hui les Fédérations d'athlétisme, hier la FIFA, cette affaire montre aussi qu'il faut d'urgence retirer des mains des fédérations nationales le contrôle antidopage. Ces gouvernements sportifs mondiaux sont incapables d'en assurer l'indépendance ».

En Espagne, la presse est dubitative face à la décision du Parlement sur la Catalogne

Avec El País , qui comme toute la presse madrilène a très mal pris le vote par le parlement catalan d'une résolution conduisant à l'indépendance . En Une ça donne : « la moitié de la Catalogne rompt avec la démocratie espagnole ».

Le quotidien d'habitude si raisonnable parle « d'insurrection » et demande à Madrid « d'utiliser tous les moyens politiques et institutionnels pour défendre la légalité et la démocratie ». Ce qui fait un peu peur lorsqu'on connait le passé de l'Espagne.

L'Inde qui veut le retour au pays du plus beau diamant du monde

Le Koh-i-Noor, ou la « montagne de lumière ». Un diamant légendaire de 25g ou 105 carats que la Grande-Bretagne possède depuis le milieu du 19ème siècle et qui se trouve, je vous le donne dans le mille : sur la couronne impériale britannique.

Pas sur le côté ou parmi d'autres pierres précieuses. Non, non : pile au milieu de la plus célèbre des couronnes de Sa Majesté. C'est même le clou des joyaux de la couronne, ceux qu'on voit à la Tour de Londres, offert par l'Inde à la reine Victoria en 1859.

Qui le réclame ? Un groupe de stars de Bollywood et d'industriels indiens qui ont décidé de s'appuyer sur la loi britannique obligeant les musées et les individus à rendre à leurs propriétaires les biens confisqués par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale.

L'idée, c'est que le Koh-i-Noor n'a pas été « donné » par l'Inde, mais a été soustrait par le colonisateur britannique. La Grande-Bretagne l'aurait donc volé à une Inde affaiblie qui, sinon, n'aurait jamais accepté de soumettre un tel trésor.

Koh-i-Noor
Koh-i-Noor © corbis

Ce Koh-i-Noor a-t-il une chance de retourner à Delhi ? Aucune ! D'abord pour des raisons pratiques : il faudrait dessertir la couronne impériale. Ensuite parce que la Grande-Bretagne, comme la France, ne rend rien. Ou si peu. Les marbres du Parthénon, réclamés par la Grèce, attendent depuis 40 ans.

Pourtant, certains pays commencent timidement à restituer. Le cas le plus récent est aussi le plus émouvant : les ossements de « l'homme de Mungo », un homo sapiens australien vieux de 42 000 ans, a été rendu aux Aborigènes pour être à nouveau enterré. Depuis sa découverte en 1974, il était entre les mains d'une université australienne qui l'avait découvert et étudié sans demander leur avis aux aborigènes. Après avoir épuisé les études scientifiques, l'Université s'est excusé et a remis le squelette à ses aïeux.

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