Hommage au civisme de deux quotidiens allemands

LaBerliner Zeitunget la Bild. A savoir, le quotidien le plus lu de la capitale allemande et le plus lu d'Allemagne et même d'Europe, avec 2 millions et demi d'exemplaires quotidiens.Les deux ont publié dans leur édition d'hier un petit supplément de 4 pages très citoyen. Pourquoi citoyen ? Parce que cet encart est écrit en arabe pour les réfugiés qui arrivent à Berlin.On y trouve une carte avec les principaux quartiers de la ville, un glossaire avec quelques mots d'allemand et des adresses d'ONG ou de centres d'hébergement.

Berlin devrait accueillir 70.000 réfugiés cette année. C'est-à-dire autant que la France entière en 2014. Il y en a un millier par jour qui arrive en ce moment. Alors la Berliner Zeitung et la Bild, comme beaucoup d'Allemands, se sont misent à leur service... Emouvant, non ?

En Espagne, bilan de deux villes passées (très) à gauche : Madrid et à Barcelone

Les deux villes sont donc passées à gauche, très à gauche même, avec deux femmes de caractère à la tête des deux mairies : Ada Colau à Barcelone et Manuela Carmena à Madrid. Que reste-t-il en clair de leur fougue révolutionnaire et citoyenne ? Eh bien beaucoup de choses figurez-vous !

Pablo Iglesias, leader du parti Podemos, à Barcelone en Espagne.
Pablo Iglesias, leader du parti Podemos, à Barcelone en Espagne. © JUAN CARLOS CARDENAS/epa/Corbis

Prenons le cas deBarcelone . Pas plus tard qu'hier, la maire Ada Colau a décidé d'imposer 5 000€ d'amendes à des banques qui n'ont pas mis en loc Douze appartements vides : 60 000€ d'amendes. Et ce n'est qu'un début ! La mairie a repéré 62 autres appartements qui pourraient être mis à l'amende de la même façon. Il faut dire que le mal logement, c'est vraiment la priorité de la nouvelle maire ;

C'est en défendant des familles barcelonaises expulsées parce qu'elles ne pouvaient plus payer, qu'Ada Colau s'est fait connaître et finalement élire. Elle est aussi à l'initiative d'un collectif de maires de toute l'Espagne, mobilisés pour loger des réfugiés.

Madrid fait aussi partie de ces villes espagnoles mobilisées pour accueillir et loger des migrants. La mairie a même hissé sur un des édifices les plus célèbres de la capitale espagnole une énorme banderole « Bienvenue aux réfugiés ». La dernière initiative en date de la mairie va peut-être vous étonner : la mairie a refusé d'autoriser Coca-Cola à tourner une pub dans une piscine classée madrilène. En clair, la mairie s'est privée d'argent frais.

Rien à voir avec la nationalité d'origine de Coca-Cola, la raison est sociale : la marque est en conflit depuis plusieurs mois avec ses salariés dans une de ses usines d'embouteillages de la banlieue de Madrid. La ville a voulu marquer sa solidarité.

Certes, ce sont des symboles : 60 000€ d'un côté, un refus de tournage de l'autre... C'est vrai ! Et à Madrid comme à Barcelone, ils cachent mal, ces symboles, l'érosion, dans les sondages, de Podemos qui a perdu 10 points en quelques mois. Mais bon, c'est toujours bon à prendre, les symboles et puis les élections législatives, c'est pour le 20 décembre prochain. Il reste donc plusieurs mois de campagne et pas mal de symboles de ce genre à dérouler avant le verdict des urnes, le seul qui vaille.

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