Un agriculteur Français qui se précipite sur les caméras de télé devant l'Elysée, c'est banal. Un paysan Indien tout nu, ça l'est déjà moins !

Trois paysans Tamouls qui devaient être reçu par le Premier Ministre Narendra Modi dans la capitale Indienne, New Delhi, à plus de 2 000 km de leurs champs, n'ont pu finalement que remettre une pétition. Pour se venger : ils se sont tous mis à poil devant les bureaux de Modi ! Ils ont ensuite couru vers les caméras en vociférant qu'on les avait méprisé. Il n'en fallait pas plus pour déclencher une avalanche de sujets. Parce que, contrairement à ce qu'on pourrait penser, la nudité en public n'a rien d'habituel en Inde.

En fait, ça fait des semaines que des paysans Tamouls essaient d'être reçus par le Premier ministre Indien et plaident leur cause dans la capitale fédérale. Le Tamil Nadu vit en effet sa pire sécheresse depuis 140 ans ! Et ce depuis plusieurs années.

Les paysans Tamouls sont ruinés, accablés de dettes qu'ils ne peuvent rembourser à moins de vendre leur bien le plus précieux : l'or et les bijoux de leurs épouses. Ils ont commencé par réclamer des aides à leur Etat d'origine, puis sont montés à la capitale.

En France, on connait bien ces manifestations de paysans : épandage de lisier, de choux, de tonnes de tomates, de pommes ou de lait par hectolitres. En Inde, on proteste différemment. Les paysans Tamouls, plusieurs centaines, ont commencé par manifester en se coupant les veines en public, en faisant une grève de la faim, en se roulant rituellement par terre les pieds et les mains attachés.

Et comme ça ne fonctionnait pas, ils ont manifesté avec des crânes de paysans tamouls morts à la tâche ou suicidés. En désespoir de cause, ils se sont mis à nu pour le plus grand bonheur de la télé indienne. Résultat : un plan d'urgence devrait être débloqué.

  • Une revue de presse aux Etats-Unis avec une amende record pour des banquiers

Cela fait la une de toute la presse américaine mais c'est le Washington Post qui la raconte le mieux. D'abord l'amende : 28 millions de dollars pour l'ex PDG de Wells Fargo, John Stumpf, et 47 millions pour la dirigeante Carrie Tolstedt. Ce qui rend cette amende exceptionnelle, c'est que c'est la banque elle-même, suite à une enquête interne, qui réclame cet argent à ses anciens dirigeants. Mais ce qui rend surtout cette histoire exemplaire, c'est le délit commis.

Pendant au moins dix ans, ces deux dirigeants savaient que des collaborateurs ouvraient des comptes factices au nom de clients qui n'étaient pas au courant. Le but : enjoliver les chiffres de vente. On parle de millions de comptes bancaires ! Pour le Washington Post, ça a un nom : de la pure et simple escroquerie ! D'autant que souvent les clients de Wells Fargo payaient des frais de tenue de compte dont ils n'avaient jamais autorisé l'ouverture !

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  • Un tour de la presse Israélienne

La presse israélienne qui, de Yediot Aharonot au Jérusalem Post en passant par Ha'Aretz, revient bien sûr sur les déclarations de Marine Le Pen. Ce qui est d'ailleurs intéressant avec l'éloignement, c'est que les titres et les commentaires sont d'une clarté apolitique !

Yediot, à droite, qui titre : « Le Pen nie que la France soit responsable de la rafle du Vel-D'Hiv » et qui parle de « provocation ». Le Jerusalem Post reprend la condamnation officielle Israélienne de celle qu'il appelle « la candidate d'extrême-droite ».

Et enfin le quotidien de gauche Ha'Aretz qui remarque que, sur ce point, « Marine Le Pen s'aligne sur les vues de son père qui disait que les arrestations et les déportations de juifs n'avaient pas été à l'initiative de la France ». Ca remet les choses en place, non ?

  • Un tour en Grèce

Cet article dans I Kathimerini qui vient contredire l'Union européenne : alors que des mesures de contrôles plus strictes des passeports ont été mise en place aux frontières extérieures de l'espace Schengen, la Grèce les a suspendu le jour même.

Elles entraient en vigueur le 7 avril ces mesures et ont immédiatement occasionné des heures d'attentes à l'aéroport d'Athènes, qui s'est retrouvé au bord de l'asphyxie. Conclusion : le lendemain, il était urgent de surseoir et d'attendre après Pâques !

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