Pour bien comprendre, il faut ouvrir une carte : le Qatar est une presqu'île qui n'est rattachée à la terre ferme que par une étroite bande de terre de 60km de large. Or ces 60km sont, sur toute la longueur, ce qui sépare le Qatar de l'Arabie saoudite.

Doha la nuit
Doha la nuit © Getty / Sven Hansche / EyeEm

Depuis bientôt un an, l'Arabie saoudite impose un blocus terrestre total avec son voisin qatari. Personne ne passe, même pas les chameaux ! Ryad reproche à Doha ses velléités d'indépendance et sa célèbre chaîne de télévision, Al Jazira. Tout est mis en œuvre pour faire plier les Qataris : les Saoudiens ont trouvé des alliés avec les Emirats arabes unis, Bahrein et l'Egypte qui interdisent le survol de leur territoire aux avions qataris et compliquent l'approvisionnement du petit émirat.

Transformer une presqu'île en île, c'est simple comme un trait de plume sur une carte

Si bien sûr, comme l'Arabie saoudite vous avez des fonds quasi illimités : l'idée qui parcourt la presse saoudienne en ce moment serait de creuser un canal tout le long de la frontière arabo-qatarie. Un canal large de 200 mètres, profond de 20 à 30 mètres qui courrait donc sur les 60kms de frontière. Un an de travaux, un milliard de dollars dépensés et au bout du compte, le Qatar définitivement détaché de la terre ferme saoudienne : une île ! 

Pour le traverser ce canal, il faudrait un pont. Et donc un accord entre Saoudiens et Qataris. Pas d'accord, pas de pont : le Qatar se retrouverait donc encore plus isolé et symboliquement coupé du royaume des deux mosquées saintes de l'Islam.

Pour l'instant, il ne s'agit que de rumeurs colportées par des quotidiens saoudiens. Mais les relations entre les deux pays sont si mauvaises et surtout leurs dirigeants sont si butés et si riches que c'est presque plausible. En tout cas, ça semble assez sérieux pour faire réagir les autorités qataries qui, par le biais du site officiel Al-Araby ont fait savoir que « ce projet de canal est une tentative de resserrer le blocus contre le Qatar et d'en détourner le commerce ».

Après les folies saoudiennes, les bouffonneries italiennes...

C'est exactement cela : la police italienne a arrêté hier dix fonctionnaires de la ville de Pozzuoli, près de Naples. Sept d'entre eux ont été placé aux arrêts domiciliaires et accusés « d'association de malfaiteurs en vue de tromper la puissance publique ». Qu'ont-ils donc fait de si grave ? Les dix fonctionnaires travaillaient tous dans le même parking municipal et s'étaient concertés pour garder dans un tiroir tous les badges permettant de pointer. En clair, si l'un n'était pas là, un collègue pointait pour lui. 

En moyenne, les fonctionnaires italiens seraient « absents » une cinquantaine de jours par an. Mais ça peut aller jusqu'à 100 jours par an ! Comme à Locri, en Calabre, 12 000 habitants et record d'Italie. Un décompte qu'il faut prendre avec précaution. En ce moment, en Italie, il y a un vent mauvais de populisme qui balaie le pays avec toujours les mêmes accusations : les industrieux seraient au nord, les profiteurs, au sud. Même si l'absentéisme dans l'administration italienne reste un vrai problème.

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