Le résultat devrait nous être familier puisqu'un président centriste, progressiste, hors système a été élu avec plus de 41% des suffrages.

Moon Jae-In
Moon Jae-In © AFP / str / YONHAP

L'heureux élu s'appelle Moon Jae-In et a 64 ans, il porte les espoirs d'un pays qui n'a pas envie de les laisser entraîner dans des conflits sans fin, voire la guerre, avec son voisin du nord. En clair, Monsieur Moon est une colombe et veut négocier.

Mais ce n'est pour vous faire portrait du nouveau président Coréen que je voulais vous en parler ce matin. Non, la vraie raison c'est la différence abyssale entre nos deux pays à l'heure d'annoncer les résultats.

Il est donc 20h moins quelques secondes à la télé nationale, la SBS. Les Sud-Coréens allument leur télé, se blottissent dans leur sofas, retiennent leur respiration et voient le générique de Game of Thrones, customisé à la sauce présidentielle. Plutôt que le bête 5-4-3-2-1 de France télévision ou de TF1, les Sud Coréens ont vu leur futur président juché sur un dragon, crachant du feu, et s'envolant dans le ciel de Westeros.

Ce n'est pas la première fois que la SBS tente les métaphores cinématographiques, histoire de pimenter les interminables soirées électorales. La chaîne est même une spécialiste du genre : Indiana Jones, le Seigneur des anneaux, Rocky... Tout y est déjà passé. Sauf que cette année, Game of Thrones et ses clans combattants, ses familles psychopathes résonnent avec l'actualité sud-coréenne.

Winter is Coming depuis la Corée du Nord : la dynastie improbable des Kim qui règne sur un royaume digne de Game of Thrones, a savoir la Corée du Nord et qui menace le monde d'un hiver nucléaire. Mais il y a aussi les Chaebol Sud-Coréens.

Les Chaebol, ce sont ces conglomérats qui mêlent industrie, services, BTP – tout ce que vous voulez – et qui contrôlent une bonne part de l'économie sud-coréenne : on connaît Samsung, Hyundai.

Tous ces Chaebol appartiennent à des familles qui contrôlent en sous-main le système politique et contre lesquels Jon Snow, alias, le nouveau président Moon Jae-In, a promis de se battre. Et ça risque d'être aussi compliqué que de s’asseoir sur le trône de fer !

Une revue de presse Italienne

Avec une révolution à la « une » de La Repubblica : la cour de cassation Italienne a modifié les conditions du divorce : désormais, ce n'est plus un couple qui divorce mais deux individus dont le juge regardera s'ils ont seuls les moyens de vivre.

Ca signifie, commente le quotidien, que « Veronica Lario, ex madame Berlusconi, n'aurait rien obtenu de son mari volage et milliardaire puisque, toute seule, elle avait les moyens de vivre ». Fini donc les divorces millionnaires si Mme ou Mr travaille.

Revue de presse Algérienne où des élections législatives viennent d'avoir lieu

Dont El Watan commente les résultats avec ce titre : « la mort lente des partis » et ce commentaire : « l’immense affaiblissement des partis de tout bord et leur incapacité à mobiliser au-delà de leur réservoir de militants qui, de surcroît, se rétrécissent ».

Et j'ajouterais : plus d'un demi-siècle après l'indépendance, l'Algérie et la France continue de se regarder l'une l'autre et de s'imiter tout en jurant que c'est un pur hasard. Moi je trouve cette fraternité méditerranéenne touchante.

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