Après la Grèce et son gouvernement Syriza, le Portugal__ aura lui aussi un gouvernement très à gauche...

...Puisque les socialistes portugais alliés aux communistes et à l'extrême gauche ont fait tomber en un vote de censure le Premier ministre Passos Coelho . L'info fait évidemment la une de tous les quotidiens portugais, à commencer par Público, qui voit dans cette censure un signe de maturité politique. « Le 4 octobre dernier, 4 millions de Portugais ont voté communiste ou extrême gauche. Que ces 2 courants se soient entendus avec les socialistes pour renverser la droite qui avait pourtant remporté d'une courte tête les élections est inédit dans notre histoire politique. Même si cela n'a rien de nouveau en Europe : c'est aussi le cas en Norvège ».

Reste à attendre la suite : le socialiste Costa, nouveau Premier ministre d'une alliance compliquée, n'aura probablement pas la vie plus facile à la tête d'un gouvernement d'union que Passos Coelho, Premier ministre de 11 jours.Etre contre l'austérité, comme le gouvernement grec d'Alexis Tsipras, est en effet compliqué en Europe.

C'est le quotidien grec I Kathimerini qui le souligne encore ce matin en expliquant que la Grèce n'est pas au bout de ses peines : « Tsipras va faire voter dans les jours qui viennent de nouvelles mesures d'austérité exigées par les créanciers du pays. Les négociations avec l'eurogroupe ne laissent aucune marge de manœuvre et la Grèce boira le vin de l'austérité et des réformes jusqu'à la lie ».

Une drôle de censure au Venezuela

Connaissez-vous « La Reine du Sud » Catherine ? Non, c'est ce que je pensais : vous n'êtes ni sud-américaine, ni fan de télénovelas, sinon vous connaitriez sur le bout des doigts les 63 épisodes de ce mélo interminable dont l'héroïne est une narcotrafiquante.

Mieux encore vous frémiriez de bonheur à la simple écoute du jingle de ce feuilleton de tous les records :

Tout y est : la chaleur, l'amour débridé et contrarié, les intrigues improbables, les meurtres sur commande, le bellâtre éperdu. Bref, une vraie télénovela qui renverse les cœurs de toute l'Amérique latine. Tous les coeurs, sauf les coeurs vénézuéliens.

On a appris hier que l'équivalent vénézuélien du CSA avait demandé la déprogrammation de la série parce qu'il « glorifiait le trafic de drogues ». Mais ce n'est pas tout ! La série « exalterait des antivaleurs : le sexe et la violence faire aux femmes ».

Mais le Venezuela produit aussi des télénovelas ! C'est ce que répondent les producteurs américains de la série. La Venezuela n'a pas seulement produit des centaines d'heures de ces mélos télévisuels : il en est l'inventeur avec le Brésil. Le Venezuela en a même fixé les règles et le rythme... interminable.Sauf que le pays se trouve dans une telle débâcle qu'il ne produit plus rien. Les télénovelas sont aujourd'hui mexicaines, brésiliennes ou même américaines, comme La Reina del Sur, et donc la vraie raison de cette interdiction est purement protectionniste.

J'attends de voir !

Mais ce sont surtout les accusations de violence qui on fait rire jaune les fans de La Reina del Sur. Le Vénézuela est, dans la réalité cette fois, le pays au monde où il y a les plus d'homicides, après le Salvador : près de 54 meurtres pour 100.000 hab. Un record !

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