Le Japon Japon a tenté d’amadouer Vladimir Poutine en lui offrant un chiot juste avant un sommet entre les deux pays. Raté: le Russe a refusé le cadeau!

La Chine disperse ses pandas dans le monde entier
La Chine disperse ses pandas dans le monde entier © Getty / VCG

Le Japon croyait bien faire en offrant un chiot à Vladimir Poutine. Pour une bonne raison : le Japon a déjà offert à Vladimir Poutine un chiot en 2012, pour le remercier de l'aide de la Russie, quelques mois après le tsunami. L'idée était donc d'offrir un compagnon à Yume. Chou blanc : Vladimir Poutine a refusé le cadeau.

Et, en matière de diplomatie, ce n'est vraiment pas bon signe. A mon humble avis, le sommet entre les deux pays prévu le 14 et 15 décembre risque d'être glacial. D'autant que ça a dû couter à Poutine de refuser ce cadeau : il adore les chiens.

Il les aime tellement qu'il n'hésite jamais à les exhiber. Même lorsque ses hôtes n'en ont vraiment, mais vraiment pas envie. C'est le cas d'Angela Merkel : Poutine a fait débouler ses chiens alors qu'il parlaient de l'Ukraine et qu'il sait parfaitement qu'elle en a peur.

Pourtant, la diplomatie des animaux, c'est plutôt fait pour arrondir les angles. Les Chinois dispersent dans le monde entier leurs pandas en signe de bonne entente et de bonne volonté. Ils ne les donnent pas, attention. Ils les prêtent et surtout le font payer. Autrement dit ce sont des pandas de location. Mais ça marche à tous les coups.

Et ce n'est pas récent, cette histoire de donner des pandas aux étrangers : la première mention d'un don de pandas date du VIIème siècle lorsque l'impératrice Wu Zetian en a offert deux magnifiques à l'empereur du Japon.

Comment résister devant ces nounours sur pattes? C'est exactement ce qu'a dû se dire, en 2014, le Premier Ministre Australien lorsqu'il a offert à chacun des hôtes du G20 de Brisbane de prendre une photo avec des koalas.

C'est vrai que c'est pacifique un koala. Mais une chose est d'offrir un panda à un zoo, une autre est de tenir dans ses bras un koala adulte de 7 à 10kg qui n'a aucune envie d'être là : les photos étaient ridicules et les chefs d'Etat et de gouvernement assez fâchés.

On peut aussi vous offrir plus encombrant, un cheval par exemple. Cela n'arrive qu'en voyage officiel en Mongolie. Mais il y a des règles : vous devez accepter le cadeau, généralement un cheval sauvage mais vous devez aussitôt le confier à un dresseur local. Autrement dit, le canasson reste sur place à brouter l'herbe mongole.

Il y a aussi le sombre destin du chameau offert par le Mali à François Hollande en 2013, pour le remercier de l'intervention militaire de la France. Lui non plus, il n'a pas quitté le territoire malien : dommage pour lui, il a fini en ragout. Il a été mangé !

  • Dans la revue de presse: un éditorial courageux

Celui du quotidien turc Hurriyet qui après l'attentat de samedi, titre ce matin : « ce n'est pas comme cela que l'on combat le terrorisme ».

Par « comme cela », Murat Yetkin entend les rodomontades officielles du type : « nous éradiqueront les terroristes ».

« Ce cliché », le président Erdogan aujourd'hui comme tous ces prédécesseurs depuis 20 ans en ont usé et abusé. Il ajoute « ces attentats servent surtout à concentrer encore plus de pouvoirs entre les mains de l'exécutif, voire à ramener la peine de mort ».

Dans El Tiempo de Colombie, j'ai appris qu'être prix Nobel de la paix, ça ne signifie pas seulement faire un discours de réception, comme l'a fait samedi le Président Colombien Santos, ça veut dire aussi être reçu par la mairie et les habitants d'Oslo.

C'est une tradition : chaque prix Nobel de la paix sort au balcon de l'hôtel de ville, attendu par des centaines d'habitants avec une torche en main, pour honorer dans le froid de la capitale norvégienne l'homme ou la femme de paix de l'année.

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